Des nuages blancs de cinq heures
Et les ombres sur les toits bruns ;
Je regarde passer le train.
Le vent joyeux, le vent chagrin
Compose des chansons meilleures ;
Je regarde passer le train
Des nuages blancs de cinq heures.
Photos, poésie, Strasbourg. Livre d'images et de mots.
Des nuages blancs de cinq heures
Et les ombres sur les toits bruns ;
Je regarde passer le train.
Le vent joyeux, le vent chagrin
Compose des chansons meilleures ;
Je regarde passer le train
Des nuages blancs de cinq heures.
L’été s’achève doucement
Au gré des nuages qui passent,
Les jours ne laissent pas de traces,
A peine a-t-on vécu l’instant
Que demain chasse maintenant.
Rougissez d’être aussi volages,
Mes heures et mes agréments
Qui l’êtes plus que des amants
Les goûts autant que les orages;
Ô, vous saisons, rougissez-en.
Qu’avez-vous fait de vos promesses,
Qu’avez-vous fait de vos moments ?
Comme pour ceux qui vont s’aimant,
Ce sont de bien courtes ivresses,
De bien éphémères présents.
Un peu d’encre sur une page,
Des mots à la couleur du temps
Éternellement de passage
Comme nos amours mal contents
Et comme toujours les nuages.
Parlons de peu, parlons de rien,
Du vent, des nuages, des pierres,
Des chemins et de leur poussière,
Parlons de peu mais parlons bien.
Parlons d'amour et de tristesse,
De voyages, de souvenirs,
De joies sans doute et de désirs,
Parlons-en bien car le temps presse.
Parlons car le monde qui vient
Se moque des vers inutiles,
La vie et la mort sont futiles,
Parlons de peu, parlons de rien.
C'est un jour qui n'existe pas
Dans un pays imaginaire;
C'est assez curieux mais là-bas
Je crois que je pourrais me plaire.
Un ciel de nuages bourrus,
Des bois frissonnant de flammèches
Flamboyantes où le vent prêche
L'Automne en tous sens parcouru.
Là-bas ondulent des collines
Où l'herbe folle pousse dru,
De-ci, de-là, le long d'un rû,
Un chemin changeant se dessine...
A l'heure des rêves reclus
La chaleur de l'âtre s'impose
Où somnolent, entre autres choses,
Beaucoup de celles qui m'ont plu.
Ce que les yeux embrassent
Dit l'étape et le voyageur,
L'errance autant que la ferveur
Et qu'au moins là-bas j'ai ma place