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vendredi 29 août 2025

Cet été.

L’été s’achève doucement

Au gré des nuages qui passent,

Les jours ne laissent pas de traces,

A peine a-t-on vécu l’instant

Que demain chasse maintenant.

 

Rougissez d’être aussi volages,

Mes heures et mes agréments

Qui l’êtes plus que des amants

Les goûts autant que les orages;

Ô, vous saisons, rougissez-en.

 

Qu’avez-vous fait de vos promesses,

Qu’avez-vous fait de vos moments ?

Comme pour ceux qui vont s’aimant,

Ce sont de bien courtes ivresses,

De bien éphémères présents.

 

Un peu d’encre sur une page,

Des mots à la couleur du temps

Éternellement de passage

Comme nos amours mal contents

Et comme toujours les nuages.

 


 

vendredi 17 janvier 2025

Parler.

 
 

 

 Parlons de peu, parlons de rien,

Du vent, des nuages, des pierres,

Des chemins et de leur poussière,

Parlons de peu mais parlons bien.

 

Parlons d'amour et de tristesse,

De voyages, de souvenirs,

De joies sans doute et de désirs,

Parlons-en bien car le temps presse.

 

Parlons car le monde qui vient

Se moque des vers inutiles,

La vie et la mort sont futiles,

Parlons de peu, parlons de rien.


 

jeudi 16 janvier 2025

Un pays imaginaire.

 


C'est un jour qui n'existe pas

Dans un pays imaginaire;

C'est assez curieux mais là-bas

Je crois que je pourrais me plaire.


Un ciel de nuages bourrus,

Des bois frissonnant de flammèches

Flamboyantes où le vent prêche

L'Automne en tous sens parcouru.


Là-bas ondulent des collines

Où l'herbe folle pousse dru,

De-ci, de-là, le long d'un rû,

Un chemin changeant se dessine...

 

A l'heure des rêves reclus

La chaleur de l'âtre s'impose

Où somnolent, entre autres choses,

Beaucoup de celles qui m'ont plu.

 

Ce que les yeux embrassent

Dit l'étape et le voyageur, 

L'errance autant que la ferveur

Et qu'au moins là-bas j'ai ma place


mercredi 9 octobre 2019

Vent du Sud.




Du Sud un grand vent s’époumone
Et sur les toits d’ombre et de nuit
Un ciel de nuages s’enfuit
Dont le galop pressé résonne
Par les carrefours endormis.

Je me réveille à son passage
Comme on accueille ses amis
Ou comme on reçoit un présage ;
Qu’aucun d’entre vous ne s’étonne
Si d’un coup d’aile je le suis.

                               ***       

dimanche 2 décembre 2018

Feuilles d'automne.




Je vois accourir les nuages
Sur l’horizon des temps prochains ;
J’entends monter depuis demain
Comme une rumeur d’un autre âge.

Du haut de la plus haute tour
N'a-t-on pas la meilleure vue ?
Il est des cécités voulues
Et beaucoup d’aveugles de cour…

Ce mois voit la fin de l’automne
Dont les ors jonchent le pavé
Si ces feuilles, au vent levé,
Volent partout, qui s’en étonne ?

L’hiver est un seigneur hautain
Qui se moque des feuilles mortes,
Elles doivent, devant sa porte,
Pourrir car tel est leur destin.

Lui qui se promène en carrosse
Ignore la boue des chemins,
Qu’on peut fort bien mourir de faim
Et qu’il est des printemps précoces…

                               ***