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dimanche 12 juillet 2026

Les heures fraiches.

 

Blanche façade du château

Dans un parc aux ramures sèches

Dont l’été verdit le plan d’eau.

Pourquoi rêver des heures fraiches

Où nous nous promenions tous deux

Avec tous deux au bord des lèvres,

Souvenez-vous, le même aveu ?

La scène est sans doute un peu mièvre,

Le moment, c’est vrai, mal choisi.

Juillet a brûlé ces feuillages

Et le temps, nos amours ici ;

A quoi bon en chercher l’image ?

Pour le plaisir de feuilleter,

Dans un vieux livre, quelques pages

Qui nous permettent de goûter

A la nostalgie au passage.


 

samedi 4 juillet 2026

Dialogue amoureux.


Les amours naissent et s’amusent

Au fil de l’air, au fil de l’eau

Il se fait de charmants tableaux

Aux bois où leur jeunesse muse.

 

Je ne crois pas que je m’abuse,

Les choses sont bien comme il faut ;

Les amours naissent et s’amusent.

 

La tourterelle craint la buse

Moins que moi, l’âge et ses défauts,

*Contre ce qui finit trop tôt

Nul ne connaît de bonnes ruses.

Les amours naissent et s’amusent

Au fil de l’air, au fil de l’eau

 

                        ***

 

Je vous y prends à ces « bientôt »

Qui valent moins que des « peut-être » ;

A souffler le froid et le chaud

La maîtresse devient le maître…

 

Passez, passez mes jouvenceaux,

Je cultive mes propres aîtres

Et ne serai point assez sot

Pour laisser l’amour y renaître.

 




 

mercredi 17 juin 2026

Le grand chêne.

 

Image obtenue par IA (GEMINI Google)

I.

 

Le grand chêne au bord du chemin

Habille ses branches de neige,

Noël est pour après-demain

Mais ton retour, alors, qu’en sais-je ?

 

Qu’est-ce qui te ramènerait

Où déjà le passé s’efface ?

Comme j’aimais, moi j’aimerais

Mais plus rien n’a gardé nos traces.

 

Si les chemins nous ont perdus,

Si trop d’étés au loin t’entraînent,

Dans l’aigre froid, le vent aigu,

Peut-être qu’en parlant au chêne…

 

L’hiver est la belle saison

De ce qui meurt ou se termine,

Ne pourrait-il dire : « non » ?

Et le reste je l’imagine.

 

II.

 

Sur notre pays familier,

Ce mois, que de neige est tombée…

Je me dis, à la dérobée,

Qu’il est facile d’oublier.

 

Dessous leur blanche couverture

Les champs d’antan n’existent plus,

Comme nos rêves éperdus

Qui s’y tissaient à l’aventure.

 

Devant l’arbre où je t’attendais

Je fais encor de nous mémoire.

Reconnaitrais-tu notre histoire

Si le chêne me répondait ?

 

Je bien sûr qu’il y repense,

Le vieil arbre, mais il se tait.

L’hiver est, un chacun le sait,

La froide saison du silence.