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jeudi 12 février 2026

Un soir de février.

 

Ce sont quelques vieilles chansons

Au bout d’un soir à la dérive,

Chantez-les à votre façon ;

Ce sont quelques vieilles chansons.


Qui oserait dire : « Pressons,

On nous attend sur l’autre rive » ?

Ce sont quelques vieilles chansons

Au bout d’un soir à la dérive.

 

                        ***

 

Il était un jardin,

Il était une rose,

Parler demeure vain,

L’amour est peu de chose.

Si triste dans sa fin,

On n’en sait pas la cause,

L’amour est peu de chose,

Parler demeure vain.

 

L’amour s’en va, l’amour s’en vient,

La danse est affaire de poses,

Toujours encore et déjà rien,

C’est affaire de glose.

 

                        ***

 

Le brouillard couvre le marais,

Comme les jours anciens s’effacent,

Que sont ces visages sans traits ?

Le brouillard couvre le marais.

 

Quatre saisons pour quels attraits ?

On n’en conserve aucune trace.

Le brouillard couvre le marais,

Comme les jours anciens s’effacent.

 

                        ***    


vendredi 23 janvier 2026

Ode à l'amour.


 

Je parle à tous les âges ;

Prenez le mot « amour »

-Hasard ou bien présage ? -

Comme il rime avec « lourd » !

Et même d’avantage

Et si bien avec « court » !

 

Ne venez pas vous plaindre,

Vous ne saviez que trop

Combien on pouvait craindre

D’en vivre le cœur gros.

 

Les amours sont coûteuses,

C’est la règle du jeu ;

Les amours sont trompeuses,

Je n’écris pas : « un peu » …

 

Je vous dis « Bonne chance »

Et « Bon courage » aussi

Et puis « condoléances »

Car tout finit ainsi.

 

vendredi 16 janvier 2026

D'inégales amours.


 

Dis-moi Gretel, dis-moi Margot, dis que ma peine

Vaut celle de Ronsard avecque son Hélène !

Les larmes d’un chagrin se moquent bien du temps,

Des vivants et des morts et du poète autant.

Les amants de Vérone et Pyrame et Thisbée,

Et Rodrigue et Chimène, Eurydice et Orphée,

Qu’ont-ils vécu de plus, de mieux ou de moins bien ?

Mais eux seuls sont connus et c’est eux qu’on retient,

Pas nous, nos grands élans ou nos grandes misères

Où nous étions pourtant tout autant qu’eux sincères.

Dis-moi si la valeur que l’on donne à ces mots

Quand le cœur se dilate ou quand le cœur se serre

Sonne juste chez eux et chez nous sonne faux ?

Et si oui, pourquoi donc, dis-moi Gretel, dis-moi Margot ?