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samedi 13 décembre 2025

L'hiver à vol d'oiseau.

 

 

Le sapin, l’hiver, où je suis,

Le chêne l’ormeau ou le hêtre

Aussi quand mon vol y conduit ;

Le sapin, l’hiver, où je suis.

 

De l’horizon, où je ne puis,

Le printemps reviendra peut-être ;

Le sapin, l’hiver, où je suis,

Le chêne, l’ormeau ou le hêtre.

 

 

jeudi 16 janvier 2025

Un pays imaginaire.

 


C'est un jour qui n'existe pas

Dans un pays imaginaire;

C'est assez curieux mais là-bas

Je crois que je pourrais me plaire.


Un ciel de nuages bourrus,

Des bois frissonnant de flammèches

Flamboyantes où le vent prêche

L'Automne en tous sens parcouru.


Là-bas ondulent des collines

Où l'herbe folle pousse dru,

De-ci, de-là, le long d'un rû,

Un chemin changeant se dessine...

 

A l'heure des rêves reclus

La chaleur de l'âtre s'impose

Où somnolent, entre autres choses,

Beaucoup de celles qui m'ont plu.

 

Ce que les yeux embrassent

Dit l'étape et le voyageur, 

L'errance autant que la ferveur

Et qu'au moins là-bas j'ai ma place


jeudi 13 février 2020

Au Sud.



(Monteriggionni - Toscane - Italie.)

C’est ici seulement que je trouve ma place
Et les heures du jour qui marquent mon repos
Savent mieux que mon rêve et bien mieux que mes mots
Distiller ce bonheur dont j’ai perdu la trace.

C’est encor l’olivier pour ce long face à face
Où la déesse[1] parle au cœur de ses dévots,
Et parsemé de fleurs, l’arbre[2] cher aux héros,
C’est la rose d’Alep que le couchant enlace.

C’est aux lointains bleutés l’étonnement marin
Et le chevauchement des collines sans fin
Où le jour déclinant en ses ombres poudroie,

C’est la lumière d’or qui n’a jamais cessé,
Couronne d’une gloire où scintille la joie
Sur le cours hésitant de ces jours trop pressés.

                               ***       


[1] La déesse Athéna ou Minerve dont l’olivier est l’emblème.
[2] Le laurier dont on fait les couronnes.

vendredi 7 février 2020

Promenade en Bretagne.



(Île d'Ouessant - Bretagne.)

Les nuages qui s’allongent et passent
En leurs gris lointains reflètent la mer,
Dans les champs vides les sillons retracent
Docilement les chemins de l’hiver.

Horizons lumineux où le vent joue,
Flaques des chemins creux au ciel de plomb,
Trois pas dans l’herbe et trois pas dans la boue
De la colline au hameau de maisons.

Et le ruisseau qui longe la chapelle,
Clocher d’ardoise et fronton mordoré,
En fuyant sous le pont sans fin rappelle
Comme un office à peine murmuré.

Un oratoire, autrefois une foule
Mais cette après-midi mon seul regard
Et le vent qui s’en vient parler de houle
Dans le soleil qui s’approche et repart.

                               ***