Aux franges d’un brouillard sans fin
Les salutations décharnées
Des arbres bordent le chemin
Aux franges d’un brouillard sans fin.
Qui passe en agitant la main
En réponse bien ordonnée
Aux salutations décharnées
Des arbres au bord du chemin ?
Un promeneur vêtu de noir
Arpentant cette matinée
Qui se laisse à peine entrevoir,
Un promeneur vêtu de noir
A l’allure déterminée,
De nulle part jusqu’aux confins
D’une aussi vague destinée,
Aux franges d’un brouillard sans fin
Que celle, au ciel abandonnée,
Des arbres bordant ce chemin.