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vendredi 14 novembre 2025

Triolet automnal.

« Automne » dit le vent,

Autant la feuille morte

Et la brume au Levant ;

« Automne » dit le vent,

 

Tout comme ceux devant

A qui plus rien n’importe ;

« Automne » dit le vent,

Autant la feuille morte.

 


 

mercredi 5 novembre 2025

Début et fin.


 

Tilleuls d’orfèvrerie et dorés à la feuille,

Araucarias grenat, rubescence d’érables

Dispensent sans compter leurs trésors périssables

Au soleil d’un matin qu’un soir mauvais endeuille.

 

Et l’aube que salue un vague lendemain

N’est plus que d’arbres noirs, de tristesse et de deuil

Auxquels tout rimailleur pourtant fait bon accueil

Tout comme je le fais et signe de ma main.

 

Les marronniers des quais ont perdu leurs tons fauves,

Les cieux sont d’un lavis de gris, comme la vie,

Déjà la pluie en ville au bout des jours s’ennuie,

Le vent aussi. Les marronniers des quais sont chauves.

 

L’automne en ritournelle aux accents de saison

Imprègne tant soit peu les poèmes qu’on faits

Nostalgiques, bien sûr ; ce n’est pas sans raison

Et à bien réfléchir, c’est du meilleur effet.

 

jeudi 30 octobre 2025

Votre main.


La paix en la ville déserte,

Un bel automne au bord de l’eau

Où la rive demeure verte

Ni plus ni moins qu’il ne le faut.

 

Que de mains tendues aux doigts d’or

Et pas une qui me retienne 

Mais la vôtre manque à la mienne,

Me manque toujours et encore.

 

Le long des quais un promeneur,

Un promeneur qui s’imagine

Que l’amour revient et demeure

Quand on l’écrit ou le dessine.

 

Les feuilles mortes au pavé,

Sur les secrets d’amours anciennes

-Qui voudrais-tu qui s’en souvienne ?-

Sont autant de mains refermées.

 

La ville s’est bâtie d’absence

Sur un fond d’octobre au jardin ;

Je m’en vais seul et en silence,

Vous ne me donnez plus la main.