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vendredi 29 août 2025

Cet été.

L’été s’achève doucement

Au gré des nuages qui passent,

Les jours ne laissent pas de traces,

A peine a-t-on vécu l’instant

Que demain chasse maintenant.

 

Rougissez d’être aussi volages,

Mes heures et mes agréments

Qui l’êtes plus que des amants

Les goûts autant que les orages;

Ô, vous saisons, rougissez-en.

 

Qu’avez-vous fait de vos promesses,

Qu’avez-vous fait de vos moments ?

Comme pour ceux qui vont s’aimant,

Ce sont de bien courtes ivresses,

De bien éphémères présents.

 

Un peu d’encre sur une page,

Des mots à la couleur du temps

Éternellement de passage

Comme nos amours mal contents

Et comme toujours les nuages.

 


 

jeudi 14 août 2025

Cet été, la Loire.

 

Blancheur de l’été souverain

Au cours sablonneux de la Loire

Où tant de châteaux font mémoire

D’une loi d’or, d’ambre et d’airain.

L’eau de ce fleuve qui scintille

Remonte quelquefois le temps,

Ma plume d’encre en fait autant.

C’est en manière d’apostille

A la rose du Vendômois

Comme à certaine cheminée.

La Loire, à la mer destinée,

Va paresseuse et sans émoi ;

Avant que l’on arrive à Nantes

Il est Angers et Tours et Blois

Et Orléans de bon aloi,

Des noms dont la mémoire chante,

Me plaît, me séduit et m’enchante ;

Je ne vous dirai pas pourquoi.

Ma plume est comme l’eau si lente

Où les nuages alentis

En arabesques indolentes

Tiennent un semblable parti.

Pourtant les reflets paresseux

Se parent parfois d’étincelles

Et ces vers sont écrits pour celle

Dont semblablement font les yeux.

La Loire est ma longue patience,

Un amour que rien ne déçoit,

Ce serait de l’inconvenance

Que d’ajouter quoi que ce soit.


jeudi 18 mars 2021

Vieux-Nice.

 

 


 

Dans les ruelles du Vieux-Nice

S’en reviennent tranquillement

Ces mots que je vais murmurant

Comme une chanson que l’on bisse.

 

Qui trouvera ces vers simplets

Et l’air un peu passé de mode ?

Les ombres, que le soleil brode

Au fil d’or, aiment ces couplets

Car ils sont nés dans la fournaise

D’un grenier, au bout de l’été,

Où quelque amour en liberté

Pouvait rêver tout à son aise.

 

Sur les pavés irréguliers

C’est bien l’été des retrouvailles

Où les façades emmuraillent

Dans les midis en pointillé

Le calme des fraîcheurs obscures.

 

Dans une cour, trois mots chantants

Et ce refrain en même temps

Entre fenêtres et toitures…

Un refrain cent fois répété

Dans la gaieté de l’aventure

Pour l’amour qui, je te l’assure,

Ne cesse jamais d’exister.

 

Sainte Reparate est si fraîche

Mais sombre aux yeux ensoleillés

Où le même sourire a brillé ;

Non, je ne crois pas que l’on pêche

En chantonnant parfois à deux…

 

Et dehors midi continue

A poursuivre l’ombre des rues

De son inextinguible feu.

 

                               ***