dimanche 4 octobre 2026

Fruit de l'ennui.

 


Comment combler ces heures vides

Dans l’attente de rien du tout ?

Mon ignorance me décide :

J’écris des rimes bouche-trous.

Ah, si j’avais une maîtresse

Ou si je savais tricoter !...

Faute de mieux je dois sans cesse

User de mots pour exister.

C’est ainsi que naissent les contes,

Les contes à dormir debout

Et des poèmes, j’en ai honte,

Qu’on ne lit jamais jusqu’au bout.

Moi, le premier, je vous l’avoue

Car ils sont le fruit de l’ennui

Avec lequel, ici, je joue

Aussi mal ou bien que je puis.

 

samedi 3 octobre 2026

L'embarquement pour Cythère.

 


A l’embarquement pour Cythère

Est-il besoin d’un grand bateau ?

Du tout, c’est un mauvais critère,

Dit le plus marin des oiseaux.

C’est comme pour les girouettes,

Tu peux en croire la mouette,

Le plus important c’est le vent,

Le vent qui change si souvent…

 

vendredi 2 octobre 2026

Le tranquille incertain.

 

 

Ce matin ma rue est tranquille,

De l’un à l’autre magasin

C’est le quotidien qui défile ;

Seul le ciel demeure incertain.

 

Banalité de ces heures dociles,

Le bout de la semaine atteint,

Tout est simple et tout est facile,

Habituel sinon serein,

Seul le ciel demeure incertain.

 

Ecrirai-je : « la vie est belle » » ?

Vingt ans plus tôt, vingt ans plus tard

Ont accouché d’heures jumelles,

Tout est normal à tous égards.

On le veut comme on l’imagine,

Ô, banalité du destin !

Ce jour a vraiment bonne mine,

Seul le ciel demeure incertain.

 

Des voitures et le tram passent,

Habitudes et petits riens,

Quelle inquiétude aurait sa place ?

Je vous assure, tout va bien.

Que voulez-vous qui m’embarrasse,

C’est vraiment un charmant matin,

Seul le ciel demeure incertain.