jeudi 5 novembre 2026

De sang et d'or.

 

L’or et le sang vont bien ensemble,

Ô peines des jours finissants

Qui les attirent et rassemblent :

L’or et le sang vont bien ensemble.

 

Sous le soleil qui les contemple

Leur éclat se fait menaçant ;

L’or et le sang vont bien ensemble,

Ô peines des jours finissants.

 


 

Peindre l'automne.

 

Quelques coups de pinceau

Sur une page grise

Où le noir des corbeaux

N’est pas une surprise.

 

Admirez le tableau

D’un de ces jours d’automne ;

Sous les ponts passe l’eau

Mais qui chante ? Personne.

 

Tiens donc ! J’aurais juré…

C’est l’écho d’un autre âge,

D’automnes enterrés

Fertiles en mirages.

 

C’est novembre en émaux,

Rubis et chrysoprase

Qu’on ne peut dire en phrases

Et peindre avec les mots.

 


 

samedi 31 octobre 2026

Train de nuit.

 

(Image créée à partir de l'IA Gemini.)

Avec leurs quais blafards et vides

Les gares sont tristes la nuit,

Cette nuit froide et si humide

D’un mois d’Octobre qui s’enfuit.

 

Le train qui rallie une ville

Vous éloigne d’on ne sait quoi

Qu’on aime et qu’il est inutile

De regretter quoiqu’il en soit.

 

La lumière y est un peu grise,

Le wagon est presque désert

Et la lune blanche balise

La vitre où le regard se perd.

 

Le train poursuit, aveugle, un rêve

Dont vous faites partie aussi

Et qui sait si l’aube s’y lève

Ou s’il poursuit à l’infini.

 

mercredi 21 octobre 2026

Un camaïeu de gris.

 


L’automne ? il pleut. Et la vie à comprendre…

Mon sentiment, un camaïeu de gris.

Parfois une étincelle… Il faut s’entendre !

Pas avec moi ; d’autres feront le tri.

 

Nous ne revenons pas, les saisons si

Mais elles sont toujours, toujours les mêmes.

En y pensant, j’ajoute : et nous aussi,

D’un homme à l’autre ainsi que l’on nous sème.

 

Que n’ai-je appris et après désappris,

Cent fois repris pour le laisser en route

La poursuivant quand même, et dire, aigri,

En peu j’espère et pour beaucoup je doute.

 

Qu’ajouterai-je à ce temps malappris,

Toute mélancolie au bord des lèvres ?

Le ciel, la ville et ce pays surpris,

Et cet espoir dont l’aujourd’hui me sèvre,

Mon cœur et mon esprit,

Un camaïeu de gris.