Promenade d’un pas tranquille ;
Le long de l’université,
L’herbe envahit la ville
Comme un printemps des bas-côtés.
Ont un petit genre « sous-bois »,
Y fleurissent, c’est à bon droit,
Un peu de la culture en friche ;
Je trouve que c’est amusant.
Le Printemps ferait-il des niches
Aux gens très sérieux ? C’est plaisant !
A quand le chevreuil ou la biche ?
Je sais qu’Avril peut faire mieux,
J’attends qu’il me réponde « chiche »
Tandis que je flâne en ces lieux.
Et pourquoi pas une rencontre ?
Là, c’est un peu jouer la montre
Quand on n’a plus que ce qu’on a.
Une rencontre pour quoi faire ?
Pour y deviser à mon gré,
Assis sur un banc centenaire,
D’Avril et d’amour dans le pré.
Il n’est question que d’herbes folles,
Que d’un silence et d’un soupir
Qui prolongent une parole…
J’entends le Printemps applaudir
Et je retrouve l’avenue,
Les passants et la circulation ;
Comme elle est lointaine et ténue
Soudain la voix des illusions.


