« Passerez-vous le pont ? » disais-je,
Dans un poème d’autrefois ;
Le pont, trop vieux, se désagrège
Et vous ne ferez plus ce choix.
Je suis resté sur cette rive
A vous attendre bien longtemps.
L’espérance était excessive,
Je n’en regrette rien pourtant.
Ce soir, au bord de la rivière
Je sais qu’il faut vous dire adieu.
Que reste-t-il du pont de pierre ?
Des souvenirs et un vœu pieux.
Voici quelques vers que j’ajoute
Aux précédents. J’ai le cœur lourd
De m’en aller seul sur la route
Que j’avais prise par amour.
J’ai le cœur lourd de vos sourires
Et d’une tendresse avortée,
Et, non, je ne sais rien de pire,
Rien qui n’ait autant de portée
Lorsque l’on aime tellement.


