jeudi 16 avril 2026

Les chemins de l'Histoire.

 


 

Ce flot qui monte lentement

Il passera bientôt la digue.

Ni le pourquoi ni le comment

Ne m’intéresse ou ne m’intrigue.

 

Après, advienne que pourra,

On sauvera ce qui peut l’être

Et poursuive qui poursuivra :

De quoi sommes-nous vraiment les maîtres ?

 

N’est-on pas plus qu’un sablier

Que grain après grain l’heure vide ?

J’écris pour ne pas oublier

Mais chaque mot creuse une ride.

 

Je ne m’amuse pas beaucoup

De voir où l’Histoire chemine

Certain de m’y casser le cou

Mais il faut bien que l’on termine…

 

mercredi 8 avril 2026

Le savoir de la rose.

 


La rose est un symbole,

On en fait des poèmes

Dont chaque mot s’envole

Au souffle d’un « je t’aime ».

 

Des poèmes pour elles

Comme autrefois.

« Elles », c’est toi,

L’unique parmi celles

Qu’ici l’on voit.

 

Et qui le sait mieux que la rose,

La rose qui, si tu m’en crois,

Pourrait t’en dire bien des choses

Si nous nous retrouvions tous trois.

 

Mais j’écris de la rose

Comme j’écris de toi :

Au loin. Pour quelle cause ?

Le destin me l’impose

Ce n’était pas mon choix.

 

 

Le triolet sceptique.

 


 

Des deux peut-on vouloir ne faire qu’un ?

On dit que oui mais c’est déraisonnable

A regarder ce qu’on voit d’un chacun.

Des deux peut-on vouloir ne faire qu’un ?

 

Va-t-on, liant Perette à Charles-Quint,

Bien s’étonner que ce soit dommageable ?

Des deux peut-on vouloir ne faire qu’un ?

On dit que oui mais c’est déraisonnable.