L’automne ? il pleut. Et la vie à comprendre…
Mon sentiment, un camaïeu de gris.
Parfois une étincelle… Il faut s’entendre !
Pas avec moi ; d’autres feront le tri.
Nous ne revenons pas, les saisons si
Mais elles sont toujours, toujours les mêmes.
En y pensant, j’ajoute : et nous aussi,
D’un homme à l’autre ainsi que l’on nous sème.
Que n’ai-je appris et après désappris,
Cent fois repris pour le laisser en route
La poursuivant quand même, et dire, aigri,
En peu j’espère et pour beaucoup je doute.
Qu’ajouterai-je à ce temps malappris,
Toute mélancolie au bord des lèvres ?
Le ciel, la ville et ce pays surpris,
Et cet espoir dont l’aujourd’hui me sèvre,
Mon cœur et mon esprit,
Un camaïeu de gris.



