dimanche 24 mai 2026

Un petit mot.

 


 

Écrire un petit mot cela ne coûte rien,

Je le fais volontiers mais à qui l’écrirais-je ?

Je pourrais y parler de tout ce qui me vient

A l’esprit aujourd’hui, mais à qui l’enverrais-je ?

 

J’écrivais volontiers, je crois qu’on me lisait

Avec plaisir. Il est passé le temps des lettres,

Et puis la nuit s’en vient et la nuit on se tait…

Comme Marot « Ah, si je pouvais deux fois naître » !

 

De quoi suis-je vraiment en train de vous parler ?

D’amour, comme faisait ce guilleret poète ?

Des regrets bien connus des roses d’un été ?

Voire d’une illusion ou serait-ce une dette ?

 

Mais à quoi bon chercher ? Pourquoi se tourmenter ?

C’est un accès fiévreux, c’est un trop plein de plume,

Le besoin qu’un cabot a de se raconter,

Sur un temps dépassé des réflexions posthumes.

 

dimanche 17 mai 2026

Avril.

 


 

Chaque mois veut une chanson,

Pas une ancienne, une nouvelle !

Moi, je crois qu’une par saison

Suffit mais Avril m’interpelle

Pour me vanter fleurs et bourgeons

Qui, pour lui, sont sous sa tutelle

Et puis, et puis cet horizon

Qui dit, même sans hirondelles,

Dans la rapide succession

Des averses qui s’interpellent

Entre deux bouquets de rayons,

« Qu’Avril » c’est ainsi qu’on épelle

« Printemps » sauf à lui faire un affront.

Quant à ma plume qu’en dit-elle ?

J’ai vu voler deux coccinelles :

Peut-être qu’Avril a raison.

 

vendredi 8 mai 2026

Les vieilles chansons de France.

 


 

Je chante, parfois à tue-tête,

C’est toujours les mêmes chansons

D’amants séparés qui s’entêtent,

De bergères et de moutons,

Et c’est la chanson de Pavie,

De Lapalisse ou Margotton,

Tristes ou gaies comme la vie,

Comme mon humeur, ton sur ton.

Je chante les chemins de France,

Les paysages, l’horizon

Et l’aventure où je me lance,

L’amour aussi de cent façons.

Ce sont des airs un peu sommaires,

Des refrains de facilité,

Les derniers qui savent me plaire

Tout autant que ma liberté.

On y trouve quelques fontaines,

Un roi qui fit battre tambour,

Le pont du Nord, la Belle Hélène,

Aux marches du palais, l’amour

Aussi d’une tant belle fille

Avec un petit cordonnier.

Trilles, vétilles et broutilles

Et moi je n’ai pas oublié.