La fleur que voilà ;
Il faut cela.
En celle qui l’a
Tu vois, tout est là :
Le cœur d’une rose.
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La fleur que voilà ;
Il faut cela.
En celle qui l’a
Tu vois, tout est là :
Le cœur d’une rose.
Dernier instant du jour au travers des vieux chênes,
C’est un soir silencieux au bord d’un chemin gris
Où, la main dans la main, nos ombres se promènent
Comme je me souviens l’avoir un jour écrit.
Si je rêvais alors ce rêve a survécu,
Alors qu’au fil des ans tous les autres s’effacent
Il demeure inchangé - dois-je dire invaincu ? –
L’amour se moque bien du temps et de l’espace.
Vous êtes pour toujours l’horizon de ces mots
Que j’écrivais alors dans l’une ou l’autre lettre ;
C’est le jardin, le parc, l’ancien ou le nouveau,
Ce que nous désirions sans pouvoir le promettre.
Dites-moi donc pourquoi j’en parle en solitaire,
Pourquoi faut-il que hier s’étonne d’aujourd’hui ?
Le silence et la paix ont l’odeur de la terre
Et que dire de plus ? Il fait maintenant nuit.
Des nuages blancs de cinq heures
Et les ombres sur les toits bruns ;
Je regarde passer le train.
Le vent joyeux, le vent chagrin
Compose des chansons meilleures ;
Je regarde passer le train
Des nuages blancs de cinq heures.