mercredi 8 avril 2026

Le savoir de la rose.

 


La rose est un symbole,

On en fait des poèmes

Dont chaque mot s’envole

Au souffle d’un « je t’aime ».

 

Des poèmes pour elles

Comme autrefois.

« Elles », c’est toi,

L’unique parmi celles

Qu’ici l’on voit.

 

Et qui le sait mieux que la rose,

La rose qui, si tu m’en crois,

Pourrait t’en dire bien des choses

Si nous nous retrouvions tous trois.

 

Mais j’écris de la rose

Comme j’écris de toi :

Au loin. Pour quelle cause ?

Le destin me l’impose

Ce n’était pas mon choix.

 

 

Le triolet sceptique.

 


 

Des deux peut-on vouloir ne faire qu’un ?

On dit que oui mais c’est déraisonnable

A regarder ce qu’on voit d’un chacun.

Des deux peut-on vouloir ne faire qu’un ?

 

Va-t-on, liant Perette à Charles-Quint,

Bien s’étonner que ce soit dommageable ?

Des deux peut-on vouloir ne faire qu’un ?

On dit que oui mais c’est déraisonnable.

 

mercredi 1 avril 2026

Aux retours.

 


 

L’herbe des prés

A la fin de l’été

Jaunit

Et les prés font un grand tapis

Couleur de foin et de regrets tranquilles,

Mélancoliques et sereins,

La forêt a vieilli

Et le bleu du ciel a déteint.

 

Une ronce en ombre chinoise,

Un vieux chêne dans la lumière,

Demain, aujourd’hui, hier…

Aux chemins qui se croisent,

Aux ombres des saisons,

Des amours

Et, au fond,

Aux retours,

Même s’ils sont amers,

Ces vers.

 

samedi 28 mars 2026

D'avril en Mai - Vieille chanson.

 


Il était tôt, il se fait tard,

Je ne sais pas dit le renard,

Je ne sais plus a dit le loup,

Et moi je ne sais rien du tout.

 

Qui donc a vu la tourterelle

Qui voletait chaque matin ?

Qui donc a vu sur le chemin

Se promener gaiement la belle ?

 

Il était tôt, il se fait tard,

Je ne sais pas dit le renard.

 

La tourterelle était joyeuse,

La belle ne l’était pas moins ;

On entendait leur chant de loin

Dessus la route poussiéreuse.

 

Je ne sais plus a dit le loup,

Et moi je ne sais rien du tout.

 

Elles chantaient à l’aventure

Et le printemps faisait les chœurs,

Ce chant chacun le sait par cœur,

Vous comme moi, je vous l’assure.

 

Il était tôt, il se fait tard,

Je ne sais pas dit le renard,

Je ne sais plus a dit le loup,

Et moi je ne sais rien du tout.

 

Savez-vous pour qui chantaient celles

Qui s’en allaient de grand matin ?

On sait bien quand avril s’éteint

Pour qui chantent les demoiselles.

 

Il était tôt, il se fait tard,

Je ne sais pas dit le renard.

 

Lorsque avril meurt et que mai vient

Tourterelles comme pucelles

Chantent pour leurs amours nouvelles

Des chants qui ressemblent au mien.

 

Je ne sais plus a dit le loup,

Et moi je ne sais rien du tout.

 

Mais les voilà déjà passées,

Je regarde un chemin désert,

Leur chant s’éloigne et puis se perd

Et je me perds en mes pensées.

 

Il était tôt, il se fait tard,

Je ne sais pas dit le renard,

Je ne sais plus a dit le loup,

Et moi je ne sais rien du tout.