Je sais de tout petits chemins
Qui se promènent en silence
Bien à labri des lendemains,
Des vacarmes, des pestilences,
Des sots, des fous et des violents.
Je connais des sentiers timides
Qui s’en vont sinueux et vides
Et savent se cacher des gens.
Ils s’enfoncent dans les campagnes
Où dorment de vieilles maisons
Ouvertes aux quatre saisons
Et loin des châteaux en Espagne.
Ils promènent des nuits en paix
Dans les automnes de clémence
Et des hivers comme il leur plaît,
Vêtus de leurs neiges immenses.
L’un d’entre vous me dira-t-il :
Où puis-je trouver ces chemins ?
Qu’il comprenne, s’il est subtil,
Qu’ici je lui donne la main.


