mardi 8 septembre 2026

Dessus la berge.

 


Il reste encor, par-ci, par-là,

Sur la berge d’une rivière

Un bout de chemin qui s’en va,

Brodé d’ombres et de lumière,

Vers ces mirages amoureux

Que chacun ressasse sans cesse.

C’est si drôle, il en faut si peu,

Un saule pleureur, ô tristesse

Convenue, on se prête au jeu.

Comme les souvenirs renaissent

Vite et nos espoirs à l’unisson.

Peut-on croire à, ce que l’on souhaite ?

Que l’aval dépasse l’amont

Et que, même, demain permette

Tout ce pour quoi hier a dit non ?

Comme le cœur parfois s’entête…

 



 

mercredi 2 septembre 2026

Septembre 26.

 

 

En septembre qu’adviendra-t-il ?

Dans ce labyrinthe où se croisent,

-Privés d’Ariane et de son fil-

Tous les chemins, qui donc pavoise

De ne comprendre ni savoir ?

J’en sais autant que le grand chêne

Quant à ce qui va nous échoir ;

Ce n’est pas lui que cela gêne,

Il pousse devant ma maison

Depuis cent ans sans état d’âme

Répétant ses quatre saisons,

Et pour nos bonheurs et nos drames

Il les oublie et n’en sait rien avant.

Il a cependant bien en tête

-Ses feuilles traduisent le vent-

Et le zéphyr et la tempête

Qu’adviendra-t-il prochainement

Au mois des jours qui raccourcissent,

De la gloire de l’or qui ment,

Au mois des amours qui finissent,

Des testaments

Et des prémices ?

 


 

lundi 31 août 2026

La rose du crépuscule.

 


I.

 

Dans un rêve fait en commun,

C’est, à l’heure du crépuscule,

Une rose au bord du chemin ;

Dans un rêve fait en commun.

 

C’est toujours le même jardin

Où nos amours se dissimulent

Dans un rêve fait en commun

Et à l’heure du crépuscule.

 

II.

 

C’est attendrissant mais enfin

C’est peut-être un peu ridicule

Et le terme du jour atteint

C’est attendrissant mais enfin…

 

Un grand amour, un temps défunt

Et un poème minuscule,

C’est attendrissant mais enfin

C’est peut-être un peu ridicule.

 

III.

 

Le but est-il jamais atteint 

-Car tout amour est funambule- ?

Quand l’âge arrive à ses confins,

Dieu seul sait ce qu’il dissimule

De poussière et conciliabules

Mais ce jour, mon amour, s’éteint

Tu vois, dans un beau crépuscule.