Nous avons le printemps et la campagne,
Quelque part à l’Ouest, mais loin, la mer,
Le soleil sur la ville et la montagne
Bleue, en ce fleuve, un reflet à l’envers ;
Un cœur joyeux et le vent qui gambade,
Des pissenlits jusqu’au bas des maisons,
Des souvenirs à l’encan que l’on brade,
Un livre à lire et pas une oraison ;
Une chanson à dire, une autre à faire,
Beaucoup d’indifférence, autant d’oubli,
Tout l’horizon, aucun itinéraire,
Une fenêtre, une table et un lit,
Tout ce qu’il faut d’humour et de colère,
Ce qu’il faut de bon droit, autant de torts,
Et de pardons, s’il en est sur la terre
Pour enfin aimer vivre et vivre encor.


