Affichage des articles dont le libellé est voyage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est voyage. Afficher tous les articles

samedi 8 novembre 2025

Renaître.

  

C’est une route quelque part

Qui ne dit plus rien à personne,

Une image prise au hasard

Dans la mémoire qui s’étonne.

 

Ce beau ciel dit la liberté

A grand renfort de mots-nuages

Que les champs soulignent d’été

Et tous en chœur parlent voyage.

 

Une colline tout au bout

Et quelques maisons d’un village,

Est-ce, en voiture avec vous,

L’amour en plus du paysage ?

 

J’y pense et je me dis que si,

Que cependant et que peut-être,

Qu’une belle rime est « renaître »…

Pourquoi donc suis-je encore assis ?


 

vendredi 17 janvier 2025

Parler.

 
 

 

 Parlons de peu, parlons de rien,

Du vent, des nuages, des pierres,

Des chemins et de leur poussière,

Parlons de peu mais parlons bien.

 

Parlons d'amour et de tristesse,

De voyages, de souvenirs,

De joies sans doute et de désirs,

Parlons-en bien car le temps presse.

 

Parlons car le monde qui vient

Se moque des vers inutiles,

La vie et la mort sont futiles,

Parlons de peu, parlons de rien.


 

mardi 5 novembre 2019

Les marcheurs.




Il faut partir au point du jour,
Partir avec ce qui commence,
C’est l’heure où l’on croit à sa chance,
Où les chemins sont les plus courts.

Et toutes les saisons se valent,
Qu’il fasse gris, qu’il fasse beau
Et que l’on s’en aille en manteau
Ou les pieds chaussés de sandales,

Dans l’air, quelle que soit la saison,
Il flotte comme un sortilège,
Quelque chose qui vous allège
Le cœur du poids de la raison.

Et vous marchez à bonne allure
Pour quitter plus rapidement
Ce sol natal comme un ciment
Qui, dit-on, colle à nos chaussures.

Allez : routes, chemins, sentiers,
A travers champs si nécessaire,
Le nez au vent, joyeux, altiers,
Sans souci de l’itinéraire !

                               ***

lundi 14 octobre 2019

Pluvieux.



(Chapelle St-Sébastien - Dambach - Alsace.)

La campagne ruisselle, grise
D’averses aux vitres du train,
D’une folle impatience éprise,
Très inutile, je le crains ;
Mon but n’a pas cette importance,
Le temps ne me fait pas défaut,
Je me moque de la distance,
Je ne me perds plus en travaux.
Sur la fenêtre sans constance
L’horizon s’écoule en ruisseaux,
En cascades intermittentes
Entrelaçant leurs écheveaux
Et la course qui s’accélère
Vers son but fixé de longtemps
Me fait sourire et ce d’autant
Que j’aime à jamais le contraire.

                               ***