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mardi 6 janvier 2026

La chanson qui ment.

Au son

D’une chanson

Lasse

Qui passe,

Ses minutes enfuies, toute journée s’efface,

Une autre la poursuit, c’est en suivant sa trace,

Au son

D’une chanson,

Qui ne dira jamais le pourquoi du comment,

Et quand on le croirait c’est bien sûr qu’elle ment,

Au son

D’une chanson,

Flûte et violon,

Tambours et cotillons

Et quand on aimerait que la prochaine dure,

Elle ne dure pas, ce n’est plus qu’un murmure

D’une chanson très lasse

Qu’on reprend à voix basse ;

Passons, laissons,

Tant pis, tant mieux et sans façons.

Et quand elle finit, il faut bien que tout passe,,.

Que la parole manque où le refrain s’efface,

Garces comme garçons,

Clairières et buissons,

La terre nous attend

Au bout de la chanson ;

Il est temps,

Avançons.

 


 

vendredi 29 août 2025

Cet été.

L’été s’achève doucement

Au gré des nuages qui passent,

Les jours ne laissent pas de traces,

A peine a-t-on vécu l’instant

Que demain chasse maintenant.

 

Rougissez d’être aussi volages,

Mes heures et mes agréments

Qui l’êtes plus que des amants

Les goûts autant que les orages;

Ô, vous saisons, rougissez-en.

 

Qu’avez-vous fait de vos promesses,

Qu’avez-vous fait de vos moments ?

Comme pour ceux qui vont s’aimant,

Ce sont de bien courtes ivresses,

De bien éphémères présents.

 

Un peu d’encre sur une page,

Des mots à la couleur du temps

Éternellement de passage

Comme nos amours mal contents

Et comme toujours les nuages.

 


 

samedi 27 février 2021

Sur une tour.

 

 

Le regard porte loin, tout au bout de l’été

Où les plus paresseux des nuages s’endorment ;

Au sommet de la tour que tutoient de grands ormes

Nul guetteur pour veiller sur ces lointains bleutés.

Au fond des douves stagne encore un peu d’eau verte,

Depuis quatre cents ans la poterne est ouverte

A tous les visiteurs, aux vents et aux saisons

Et plus trace de toit ni même de charpente

Au sommet du logis mais on voit un blason

Par miracle échappé sans doute à la tourmente

Orner l’ample manteau des vieilles cheminées.

On le distingue mal, on n’en peut approcher

Depuis certainement d’innombrables années,

Il n’y a plus ici trace d’un seul plancher.

Du sommet de la tour où nul créneau ne reste,

Aujourd’hui comme hier, le regard porte loin.

Et l’on pense légende ou bien chanson de geste

En guettant un écho que l’on n’entendra point.

Un peu de nostalgie à ce moment vous gagne,

C’est le même ciel bleu, c’est la même campagne

Où l’on voit s’éloigner les mêmes vieux chemins,

Ce sont les mêmes bourgs et les mêmes églises,

Et l’on sent à portée, ou presque, de sa main…

Quand l’appel d’un ami d’un seul coup vous dégrise !

 

                               ***