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jeudi 30 juillet 2026

Nihil novis - Rien de neuf.

 

Nihil novis sub sole[1], non,

Même quand on l’imagine !

C’est évidemment la leçon

De l’âge qu’ici l’on devine.

 

Mon cœur, mon âme, qu’ajouter ?

La rose de Damas ou l’églantine,

La douce-amère et l’amour escompté

A qui tous ces vers se destinent,

 

Toi qui dit encore « oui » pour « non »

Et qui n’a jamais dit « peut-être »,

L’ancienne et nouvelle leçon

Et le désir dont nul n’est maître,

 

Toi qui si souvent s’envola,

La Sulamite[2] et l’étrangère,

La claire volée et le glas,

Nihil novis, ombre et lumières,

Qu’ajouter à cela ?

 



[1] Phrase latine : « rien de neuf sous le soleil ».

[2] Personnage du Cantique des cantiques attribué au roi Salomon et personnifiant l’amour.


 

mardi 6 janvier 2026

La chanson qui ment.

Au son

D’une chanson

Lasse

Qui passe,

Ses minutes enfuies, toute journée s’efface,

Une autre la poursuit, c’est en suivant sa trace,

Au son

D’une chanson,

Qui ne dira jamais le pourquoi du comment,

Et quand on le croirait c’est bien sûr qu’elle ment,

Au son

D’une chanson,

Flûte et violon,

Tambours et cotillons

Et quand on aimerait que la prochaine dure,

Elle ne dure pas, ce n’est plus qu’un murmure

D’une chanson très lasse

Qu’on reprend à voix basse ;

Passons, laissons,

Tant pis, tant mieux et sans façons.

Et quand elle finit, il faut bien que tout passe,,.

Que la parole manque où le refrain s’efface,

Garces comme garçons,

Clairières et buissons,

La terre nous attend

Au bout de la chanson ;

Il est temps,

Avançons.

 


 

vendredi 29 août 2025

Cet été.

L’été s’achève doucement

Au gré des nuages qui passent,

Les jours ne laissent pas de traces,

A peine a-t-on vécu l’instant

Que demain chasse maintenant.

 

Rougissez d’être aussi volages,

Mes heures et mes agréments

Qui l’êtes plus que des amants

Les goûts autant que les orages;

Ô, vous saisons, rougissez-en.

 

Qu’avez-vous fait de vos promesses,

Qu’avez-vous fait de vos moments ?

Comme pour ceux qui vont s’aimant,

Ce sont de bien courtes ivresses,

De bien éphémères présents.

 

Un peu d’encre sur une page,

Des mots à la couleur du temps

Éternellement de passage

Comme nos amours mal contents

Et comme toujours les nuages.