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jeudi 16 octobre 2025

Les roses de jadis.


Bancs de bois peints en blanc,

Les roses bordant les allées,

L’herbe pousse autour de l’étang

Et des arabesques forgées

Des gloriettes mil-neuf-cents.

 

Ombre ou lumière tamisée,

Nonchalance d’un ciel d’été,

Pas menus, légères pensées,

La douceur plaît à la beauté

Et ces fleurs, ces fleurs par brassées…

 

Des paons à la démarche aisée,

Un temps à jamais arrêté:

Il est des amours devisées,

Des roses pour les écouter,

A des mémoires envolées

Des strophes pour les raconter,

Souvenirs et livre d’images

Et si vous deviez en douter,

Un peu plus ou tout aussi sage

Que les roses de Redouté.

            *** 

mardi 12 août 2025

En deux mots, le passé...

 

I.

 

C’est un air qu’on n’écoute plus

Ou c’est une chanson ancienne,

Des images qui vous reviennent,

Un monde enfui, des mots exclus.

 

C’est une sensation de vide,

Un présent sans utilité,

C’est aussi un sourire acide

Après tant de crédulités.

 

Au fil des places et des rues,

C’est le brouhaha familier

D’une vie au loin disparue,

C’est la mémoire d’un quartier.

 

C’est l’autrefois d’un paysage,

Les parfums d’une autre saison,

D’autres couleurs, d’autres nuages

Sur un souvenir d’horizon.

 

 

II.

 

C’est dans la pénombre romane

Les mélismes du grégorien,

Le fil serein d’un chant qui plane

Dessous une voûte romane,

Une sainte louange aux mânes

Dont les noms ne disent plus rien,

Contrepoint aux voûtes romanes

Des mélismes du grégorien.

 

C’est hier, un bon-point à l’école,

C’est un livre à peine illustré,

L’amande amère de la colle

Et hier un bon-point à l’école,

Trois mois d’une liberté folle

Avant qu’il vous faille rentrer

Pour juste un bon-point à l’école ;

C’est un livre à peine illustré.

 

Printemps, été, hiver, automne

D’un dix-huitième de tableau

Dont la beauté perdue étonne,

Printemps, été, hiver, automne

Et aussi ces vers qui résonnent

Doucement scandés comme il faut,

Printemps, été, hiver, automne

Et vont se perdre au fil de l’eau.

 

Avec un sentiment de perte

C’est, à la fin, cet aujourd’hui

Et c’est le passant que je suis

Marchant dans des villes désertes.

 


vendredi 20 décembre 2024

L'herbier.

 



Herbier de fleurs cueillies

Hier sans penser à rien...

Une photo vieillie

Et le passé revient.


Cette ville perdue

A pour nom "Nostalgie".

J'ai marché dans ses rues;

Tout change. C'est la vie.


On sait ce qu'il en est,

Mieux vaut qu'on en sourie.

J'y marche encore en paix

Sans que nul s'en soucie;

Cette ville perdue

A pour nom "Nostalgie."


jeudi 20 août 2020

Dehors, dedans.

 

 

 

Le soleil était-il de la partie ?

Sur le chemin, je crois, oui, plus ou moins,

Mais de retour -par quelle fantaisie ?-

Dans ma maison je n’en retrouve point.

 

L’été, dehors, se mâtine d’automne

Mais au foyer règne déjà l’hiver

Et la nuit tombe, il n’y a plus personne ;

Je me souviens des bois tissés de vert,

 

D’un soleil jeune au désir de caresse,

De la douceur du murmure du vent,

D’un arc-en-ciel en guise de promesse ;

Je m’en souviens, j’y repense souvent.

 

Je sais encore, hélas, bien d’autres choses,

Dehors, déjà, l’été touche à sa fin,

Il me redit ce que dure la rose

Et qu’en hiver on la désire en vain.

 

                        ***

dimanche 3 mai 2020

Retour en arrière.



(Derrière l'église de La Salute - Venise. )

Te souviens-tu des canaux de Venise ?
Dans le soir qui descend leurs berges sont plus grises,
Nos « je t’aime » d’alors les arpentent toujours
Et nos rêves y poursuivent leur cours.

Le crépuscule éteint, les marbres blancs s’effacent,
Teint de rose un dernier nuage passe,
T’ai-je embrassée dessus ce pont ?
Comme le temps me semble long,
Fais à ta guise ;
En t’écrivant moi je me souviens de Venise.

                               ***