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dimanche 12 juillet 2026

Les heures fraiches.

 

Blanche façade du château

Dans un parc aux ramures sèches

Dont l’été verdit le plan d’eau.

Pourquoi rêver des heures fraiches

Où nous nous promenions tous deux

Avec tous deux au bord des lèvres,

Souvenez-vous, le même aveu ?

La scène est sans doute un peu mièvre,

Le moment, c’est vrai, mal choisi.

Juillet a brûlé ces feuillages

Et le temps, nos amours ici ;

A quoi bon en chercher l’image ?

Pour le plaisir de feuilleter,

Dans un vieux livre, quelques pages

Qui nous permettent de goûter

A la nostalgie au passage.


 

vendredi 26 juin 2026

Le chapeau de paille.

 

N’en jamais rien dire qui vaille ?

 

C’est un chapeau de paille

Où flotte un ruban bleu,

Charmant et nostalgique -un peu-

J’en fais en souriant l’aveu.

Posé sur une chaise,

Un souvenir encor…

Dans une après-midi de braise

L’été se consume au dehors…

 

Un souvenir de paysages

Sous le ciel de printemps légers

Et celui d’un visage

En vain dévisagé.

Où donc est la tendresse

Et l’éclat de tes yeux ?

Le soleil d’aujourd’hui m’oppresse

Moins que ces souvenirs joyeux.

 

Sur une chaise dans l’entrée,

Juste après la porte vitrée,

Un élégant chapeau de paille

Comme une bague dont l’intaille

Marque le temps enfui

Juste au bas d’aujourd’hui,

Plus mort, hélas que vif,

D’un sceau définitif.

 


 

vendredi 27 février 2026

Le musicien ambulant.


Tout juste un air de saxophone

Au dernier jour de février

Dans ce quartier gris qui s’étonne

De voir tant de soleil briller.

Beaux accents lents des nostalgies

Vagues des instants oubliés

Et mille et un fragments de vie

A l’éclat soudain réveillé…

Une note à peine envolée,

La suivante, que je devance,

A quelque autrefois accolée

Comme un prénom à sa romance

Et la douceur d’avoir été.

Sur ces notes qui batifolent

Que de sourires attristés,

De feuilles mortes qui s’envolent

Et que de bonheurs attestés

Qu’un air ravaude et rafistole

Aux carrefours peu fréquentés

Où tant de souvenirs s’isolent.