Ce qui s’en vient, ce qui s’en va,
Des feuilles d’or qu’on voyait là,
L’hiver qui fait ses premiers pas,
C’est dans la ville que voilà
Ce qui s’en vient, ce qui s’en va.
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Ce qui s’en vient, ce qui s’en va,
Des feuilles d’or qu’on voyait là,
L’hiver qui fait ses premiers pas,
C’est dans la ville que voilà
Ce qui s’en vient, ce qui s’en va.
La paix en la ville déserte,
Un bel automne au bord de l’eau
Où la rive demeure verte
Ni plus ni moins qu’il ne le faut.
Que de mains tendues aux doigts d’or
Et pas une qui me retienne
Mais la vôtre manque à la mienne,
Me manque toujours et encore.
Le long des quais un promeneur,
Un promeneur qui s’imagine
Que l’amour revient et demeure
Quand on l’écrit ou le dessine.
Les feuilles mortes au pavé,
Sur les secrets d’amours anciennes
-Qui voudrais-tu qui s’en souvienne ?-
Sont autant de mains refermées.
La ville s’est bâtie d’absence
Sur un fond d’octobre au jardin ;
Je m’en vais seul et en silence,
Vous ne me donnez plus la main.
Il souffle un vent d’outre-passé,
Je le connais en dilettante,
Il répondait à mon attente
Au pays dont on m’a chassé.
Il n’était jamais si pressé
Qu’il ne me parle ou ne m’enchante ;
Il souffle un vent d’outre-passé.
De tout ce qui s’est effacé
-Que la mémoire est inconstante-
Ma rime se tient pour contente,
Ce soir, qu’il m’en raconte assez :
Il souffle un vent d’outre-passé,
Je le connais en dilettante.