Affichage des articles dont le libellé est Photo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Photo. Afficher tous les articles

vendredi 20 décembre 2024

L'herbier.

 



Herbier de fleurs cueillies

Hier sans penser à rien...

Une photo vieillie

Et le passé revient.


Cette ville perdue

A pour nom "Nostalgie".

J'ai marché dans ses rues;

Tout change. C'est la vie.


On sait ce qu'il en est,

Mieux vaut qu'on en sourie.

J'y marche encore en paix

Sans que nul s'en soucie;

Cette ville perdue

A pour nom "Nostalgie."


samedi 21 décembre 2019

Une photo du temps qui passe.



(Strasbourg 1997.)

Une photo du temps qui passe,
Une photo du temps passé,
Des jours et des heures lassés
Qui ne laissent guère de traces
Sinon celles, j’en ai assez,
En tant de cartons amassés
Qu’on revoit songeant à voix basse :
Une photo du temps qui passe.

Et quelquefois dans cet espace,
Ce court instant de face à face,
Hier et demain semblent danser
Enfin unis, entrelacés,
Avant que la scène s’efface
Comme un reflet à la surface
Et les bords de papier glacé
D’une photo du temps qui passe.

                               ***

dimanche 26 août 2018

Un pont.




Une photo ancienne : un chaud soleil d’été,
Une place, un laurier et des maisons paisibles,
Les vacances bien sûr et la tranquillité ;
Le passé de ma vie, un monde inaccessible

Inaccessible ? Non ! Pas autant qu’on le dit.
En voyant ce cliché je retrouve sans peine
L’impression du moment et pourquoi je l’ai pris,
Je peux nommer l’endroit, tout revient et s’enchaîne,

Ceux qui m’accompagnaient sont à côté de moi,
-Pourquoi se taisent-ils ?- nous descendons la rue,
Je l’écris au présent, ce n’est pas autrefois,
Nous explorons la ville et je l’ai déjà vue ;

Chaleur de ce mois d’août et pavés inégaux,
Avançons les enfants, cherchons une terrasse
Et nous la trouverons plus bas au bord de l’eau
Près du pont où le temps se transforme en espace…

                               ***

lundi 11 juin 2018

Venise en noir et blanc.




Venise, encor ; dix-heures du matin,
Ombres en gloire et contre-jours hautains :
Venise en noir et blanc, réminiscences
A pans coupés aux bords d’évanescence;
Dans ce récit qu’en font de vieux clichés
Je sens que l’oubli vaut le rabâché.
Venise encore et tout ce qui nous lie
Au subreptice, au hasard de la vie,
Reflets étincelants au bord de l’eau,
Pénombre, après, des sottoportego[1],
La foule et nous, des mondes étrangers,
Vieux souvenirs qu’on ne peut partager.
Un matin clair, une ville de marbre,
Le vent de mer et tellement peu d’arbres ;
Que reste-t-il – ai-je dit aux amants –
Sur ces photos ? Venise en noir et blanc.

                               ***       


[1] Sottoportego : passage d’une voie publique sous les maisons.