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vendredi 20 décembre 2024

L'herbier.

 



Herbier de fleurs cueillies

Hier sans penser à rien...

Une photo vieillie

Et le passé revient.


Cette ville perdue

A pour nom "Nostalgie".

J'ai marché dans ses rues;

Tout change. C'est la vie.


On sait ce qu'il en est,

Mieux vaut qu'on en sourie.

J'y marche encore en paix

Sans que nul s'en soucie;

Cette ville perdue

A pour nom "Nostalgie."


mardi 19 novembre 2019

Au bout de la rue.




Tout au bout de la rue
Où les feuillages roux
Guettent la survenue
Rêvée du prochain coup
De vent pour qu’après tout
Ne soit que branches nues,

Là-bas où les vieux toits
Croissent sur le ciel sombre,
Plus ou moins de guingois,
Et s’entrecoupent d’ombre,
De cheminées sans nombre,
Aux greniers d’autrefois,

Dans cette aube lointaine
Et qui renaît si tard,
De lueurs incertaines
Et de bancs de brouillard,
Au-delà du regard,
Presque un présage à peine,

Maintenant je ressens,
Je perçois sa venue,
Il ne m’est plus absent :
Sa course retenue,
L’hiver monte à pas lent
Tout au bout de la rue.

                               ***        

dimanche 9 octobre 2016

Octobre.






Au coin d’une porte-fenêtre
Je surveille le va-et-vient
Des jours, des saisons et des êtres
Entrevus qui ne me sont rien,
Gris, comme sont gris les nuages
De cette fin d’après-midi
Où l’Automne dicte à mes pages
Les mêmes mots dits et redits.

Ce sont les heures familières
Et les stances du toujours-là
Comme on répète une prière,
Comme un sourire sans éclat ;
Avec des mots en demi-teintes
Le bel Octobre que voilà
En ses après-midis éteintes
Dont les rimes tombent à plat…

Tant qu’il fait jour, en bas, la vie
Passe comme passent toujours
La force, la joie et l’envie ;
Côté façade et côté cour
C’est une même litanie
Qu’un aveugle écrit pour un sourd.

                               ***        

mercredi 14 septembre 2016

La Rue d'Hiver.






La rue est grise et triste
Et l’air froid du matin
Sent la fumée.
Hivernale
Et bien nommée
Mélancolique et matinale,
Dans la brume automnale,
La rue s’anime enfin
D’ombres banales
Du quotidien.
Allées et venues sépulcrales
Aux contours indistincts
Que le brouillard exhale ;
Grise dessous le ciel livide
Et un jour incertain
Luit une rue humide.

                               ***