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dimanche 19 janvier 2025

L'image d'un chemin.

 


Que trouve-t-on ici ? L'image d'un chemin,

Les uns l'appellent "Hier" et les autres "Demain",

C'est vraiment très curieux car on n'y voit personne.

Le médite qui veut quant à moi j'abandonne.


La pierre sèche d'un muret

Trace une voie à petits traits

Dans l'odeur verte des prairies;

Ne faut-il pas que l'on sourie

Du grand boucage en bouquets blancs

Et de la luzule des champs,

Du bleu de roi des germandrées,

De la pourpre des centaurées

Qui dansent au vent doucement

Sans plus de "pourquoi ?" ni "comment ?"

Et d'un chemin qui n'ambitionne

De n'être qu'un ruban rugueux

Aussi terre à terre qu'il peut ?


Suivez un bon conseil: oubliez tout le reste

Et l'espérance autant que la chanson de geste !



Note: le grand boucage, la luzule, la germandrée et la centaurée sont des fleurs des champs.


jeudi 20 août 2020

Dehors, dedans.

 

 

 

Le soleil était-il de la partie ?

Sur le chemin, je crois, oui, plus ou moins,

Mais de retour -par quelle fantaisie ?-

Dans ma maison je n’en retrouve point.

 

L’été, dehors, se mâtine d’automne

Mais au foyer règne déjà l’hiver

Et la nuit tombe, il n’y a plus personne ;

Je me souviens des bois tissés de vert,

 

D’un soleil jeune au désir de caresse,

De la douceur du murmure du vent,

D’un arc-en-ciel en guise de promesse ;

Je m’en souviens, j’y repense souvent.

 

Je sais encore, hélas, bien d’autres choses,

Dehors, déjà, l’été touche à sa fin,

Il me redit ce que dure la rose

Et qu’en hiver on la désire en vain.

 

                        ***

mercredi 13 juin 2018

Pessimiste.




Les terres sont désertes
Et les arbres sont morts,
Chaque heure est une perte,
Rien n’apaise le sort .
L’étang a des vagues muettes
Et la couleur du plomb,
Trois corbeaux et quelques mouettes
Se partagent seuls l’horizon,
Sur les clochers la bise
Grince sa dérision…
Et si d’aucuns vous disent :
« Ce sont là des visions
Ce cauchemar de paysage
Est dans l’esprit de l’écrivain »,
Je vous dis, moi, que c’est l’image
Simplement de vos lendemains.

                               ***

vendredi 1 juin 2018

Avis.




Le vent qui souffle me rappelle
Tels jours passés ou à venir ;
Quand hier et demain s’entremêlent
Quelle est la route où se tenir ?

Il n’y a pas de sens au monde,
Féconde est l’haleine des mots
Comme la rime en sa faconde ;
Le pouvoir est l’affaire des sots.              

Pour se distinguer de la foule
Courre celui qui veut courir,
Il est, sur la grève, la houle
Qu’aucun siècle ne peut tarir,

La vague devance la vague
Sans parvenir beaucoup plus loin
Mais de la vague c’est le soin
Tandis que le coureur divague.

Pas plus prophète que devin
Le vent qui souffle me rappelle
Qu’on a beau faire c’est en vain
Mais la chose n’est pas nouvelle.

                               ***