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mardi 12 août 2025

En deux mots, le passé...

 

I.

 

C’est un air qu’on n’écoute plus

Ou c’est une chanson ancienne,

Des images qui vous reviennent,

Un monde enfui, des mots exclus.

 

C’est une sensation de vide,

Un présent sans utilité,

C’est aussi un sourire acide

Après tant de crédulités.

 

Au fil des places et des rues,

C’est le brouhaha familier

D’une vie au loin disparue,

C’est la mémoire d’un quartier.

 

C’est l’autrefois d’un paysage,

Les parfums d’une autre saison,

D’autres couleurs, d’autres nuages

Sur un souvenir d’horizon.

 

 

II.

 

C’est dans la pénombre romane

Les mélismes du grégorien,

Le fil serein d’un chant qui plane

Dessous une voûte romane,

Une sainte louange aux mânes

Dont les noms ne disent plus rien,

Contrepoint aux voûtes romanes

Des mélismes du grégorien.

 

C’est hier, un bon-point à l’école,

C’est un livre à peine illustré,

L’amande amère de la colle

Et hier un bon-point à l’école,

Trois mois d’une liberté folle

Avant qu’il vous faille rentrer

Pour juste un bon-point à l’école ;

C’est un livre à peine illustré.

 

Printemps, été, hiver, automne

D’un dix-huitième de tableau

Dont la beauté perdue étonne,

Printemps, été, hiver, automne

Et aussi ces vers qui résonnent

Doucement scandés comme il faut,

Printemps, été, hiver, automne

Et vont se perdre au fil de l’eau.

 

Avec un sentiment de perte

C’est, à la fin, cet aujourd’hui

Et c’est le passant que je suis

Marchant dans des villes désertes.

 


mercredi 12 février 2020

Profession d'autrefois.




Sorbonnards et sorbonnicoles
Me jugeront, je crois, frivole
Et sot et irrévérencieux.
Ils sont savants, ils sont sérieux,
On ne me connaît aucun titre,
Je parle à tort et à travers,
Je suis un fou, je suis un pitre
Et je prétends faire des vers.
Les faire encor c’est peu de choses
Mais en parler, les expliquer !?
On va m’envoyer sur les roses :
De quoi suis-je allé me piquer ?
Des vers que chacun pourrait lire,
Comprendre, aimer et répéter
Et qui, c’est la cause de l’ire,
Méprisent la modernité ?!
Je ne pouvais pas faire pire,
On devrait me décapiter
-Au figuré- c’est assez dire !
Mais j’ai pour moi l’humanité.

                               ***

samedi 4 janvier 2020

En parallèle.




Je vais un chemin parallèle
Et mon hiver est d’autrefois,
La campagne blanche est si belle ;
Je vais un chemin parallèle.

Le froid au silence fidèle,
L’absence par rigueur et choix,
L’horizon clos, pour citadelle
L’ombre si longue au bord des toits,

L’étang, la rivière qui gèle
Et la patience de surcroît ;
Je vais un chemin parallèle
Et mon hiver est d’autrefois.

                               ***