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samedi 2 mai 2026

L'amour en Mai.

 


Le soleil brille sur les toits,

On se parle en bas dans la rue,

J’entends ou je somnole, au choix

Et je porte la paix aux nues.

Passe un tram, il ferraille un peu,

Les enfants ont des voix pointues,

Que se disent les amoureux ?

Mai s’écoule à perte de vue,

Ne me demandez pas pourquoi

Soudain la ville est plus légère.

Je vous répondrai, si je dois,

Que je manque un peu de repères.

L’amour en Mai, le Renouveau ?

Ce sont des choses que j’ai sues.

Au carrefour comme ils sont beaux

Les marronniers de l’avenue.

 

mercredi 29 avril 2026

Promenade.

 


Promenade d’un pas tranquille ;

Le long de l’université,

L’herbe envahit la ville

Comme un printemps des bas-côtés.

Les jardins de l’Observatoire

Ont un petit genre « sous-bois »,

Des ombellifères notoires

Y fleurissent, c’est à bon droit,

Un peu de la culture en friche ;

Je trouve que c’est amusant.

Le Printemps ferait-il des niches

Aux gens très sérieux ? C’est plaisant !

A quand le chevreuil ou la biche ?

Je sais qu’Avril peut faire mieux,

J’attends qu’il me réponde « chiche »

Tandis que je flâne en ces lieux.

Et pourquoi pas une rencontre ?

-Perette plutôt qu’Athéna

Là, c’est un peu jouer la montre

Quand on n’a plus que ce qu’on a.

Une rencontre pour quoi faire ?

Pour y deviser à mon gré,

Assis sur un banc centenaire,

D’Avril et d’amour dans le pré.

Il n’est question que d’herbes folles,

Que d’un silence et d’un soupir

Qui prolongent une parole…

J’entends le Printemps applaudir

Et je retrouve l’avenue,

Les passants et la circulation ;

Comme elle est lointaine et ténue

Soudain la voix des illusions.

 

dimanche 28 décembre 2025

Au ciel de minuit.

 

Au ciel de minuit : rien.

Le brouillard habille l’hiver,

Dans le halo des lampadaires

La rue s’éloigne d’où je viens,

Je ne sais plus depuis combien

De temps et je m’y perds ;

Au ciel de minuit : rien.

 

Je me demande qui habite

Ces façades d’obscurité,

Quoiqu’une place les invite,

Les avenues passent sans s’arrêter,

Tout respire le vide

L’indifférence et puis le froid humide,

Je ne sais ce qui me retient :

Au ciel de minuit : rien.

 

Et jusqu’aux pavés que j’arpente

Et qui ne sonnent pas dessous mes pas

Droit devant moi où je m’invente

Un but lointain et, tiens,

Au ciel de minuit : rien.