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vendredi 2 octobre 2026

Le tranquille incertain.

 

 

Ce matin ma rue est tranquille,

De l’un à l’autre magasin

C’est le quotidien qui défile ;

Seul le ciel demeure incertain.

 

Banalité de ces heures dociles,

Le bout de la semaine atteint,

Tout est simple et tout est facile,

Habituel sinon serein,

Seul le ciel demeure incertain.

 

Ecrirai-je : « la vie est belle » » ?

Vingt ans plus tôt, vingt ans plus tard

Ont accouché d’heures jumelles,

Tout est normal à tous égards.

On le veut comme on l’imagine,

Ô, banalité du destin !

Ce jour a vraiment bonne mine,

Seul le ciel demeure incertain.

 

Des voitures et le tram passent,

Habitudes et petits riens,

Quelle inquiétude aurait sa place ?

Je vous assure, tout va bien.

Que voulez-vous qui m’embarrasse,

C’est vraiment un charmant matin,

Seul le ciel demeure incertain.


 

lundi 27 janvier 2025

En ce moment.

 

 


Je vous écris tout simplement 

Que les temps sont très difficiles

Pour les rêveurs et les amants,

Et les poètes inutiles.

Le rire et la légèreté

Ne sont plus des parades sûres

Et qu'il ne faut pas trop compter

Sur l'amour, cela se murmure.

Je ne porte pas de messages,

Je ne donne pas de leçons

Et je n'invente aucun adage;

Je ne porte pas de messages.

Je ne vous peins pas plus l'image

Du bon ou du mauvais garçon,

Je ne porte pas de messages,

Je ne donne pas de leçons.

Mes vers parlent d'heures vécues,

Sans que ce soit une mission,

Et racontent des choses vues

Dont je n'ai pas l'explication.

Je vous dis la vérité nue:

Beaucoup d'ennuis et que de murs;

Les temps sont durs ! 



mercredi 21 août 2019

Petite ville.




Petite ville d’un été
Dont les commerces en faillite
Aux rues baillent de tous côtés
Et que l’Histoire oublie ou quitte,

Petite ville où les gens vont,
Les uns blafards, les autres ternes,
Avec des rides sur le front,
Des yeux que la pauvreté cerne,

Petite ville qui n’a rien
Hors la naissance d’un grand homme
Dont nul ici ne souvient
Et qui n’attire pas en somme,

Petite ville, que veux-tu,
Il va nous falloir disparaître
Puisque notre âge est révolu
Sans espoir jamais de renaître.

                               ***    
   

jeudi 27 septembre 2018

Hier et aujourd'hui.




Un jour d’été, toujours le même,
Où rien, jamais, n’aurait bougé
Et dans le silence inchangé
Ces belles images que sème
Sur un chemin outrepassé
D’un soleil dans toute sa gloire,
Le chant heureux de ma mémoire
Pour tous ceux-là qui m’ont laissé.
Un jour d’été sans amertume
Qui m’offre des heures plus belles
D’être aussi celles qui rappellent
Ces ors ternis qu’un mot rallume
Et la douceur d’un autrefois
Qu’avec l’instant présent je tisse
En la trame étrange où s’unissent
Tant de merveilles à mon choix.

                               ***