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mardi 16 décembre 2025

Ce vieux monde.


 

Je parle en un temps incertain

De ce dont je me remémore.

Ce sont des brasiers mal éteints

Aux aventures qu’on déplore,

C’est l’acier appelant l’acier,

La terre rêvant de l’orage.

Ce sont tous ces jours sacrifiés

Sur l’autel des dieux de passage,

Ce sont tous ces noms effacés

A l’ombre des bois de justice

Mais dont il n’est jamais assez.

Ce sont ces amants au supplice

D’avoir été pour n’être plus

Et ces enfants de l’innocence

Toujours et bien trop tôt perdus,

L’oubli sans doute et l’ignorance

Et c’est ce vieux monde perclus.

 


lundi 27 janvier 2025

En ce moment.

 

 


Je vous écris tout simplement 

Que les temps sont très difficiles

Pour les rêveurs et les amants,

Et les poètes inutiles.

Le rire et la légèreté

Ne sont plus des parades sûres

Et qu'il ne faut pas trop compter

Sur l'amour, cela se murmure.

Je ne porte pas de messages,

Je ne donne pas de leçons

Et je n'invente aucun adage;

Je ne porte pas de messages.

Je ne vous peins pas plus l'image

Du bon ou du mauvais garçon,

Je ne porte pas de messages,

Je ne donne pas de leçons.

Mes vers parlent d'heures vécues,

Sans que ce soit une mission,

Et racontent des choses vues

Dont je n'ai pas l'explication.

Je vous dis la vérité nue:

Beaucoup d'ennuis et que de murs;

Les temps sont durs ! 



jeudi 9 janvier 2020

Vilain temps.




Cette époque est « bout de ficelles »,
« Miettes », « débris », « rogatons »,
En un seul mot pas vraiment belle ;
Cette époque est « bouts de ficelles ».

Elle est au fond de l’écuelle
Très « épluchures », très « crouton » ;
Cette époque est « bout de ficelles »,
« Miettes », « débris », « rogatons ».

                               ***       

mercredi 21 août 2019

Petite ville.




Petite ville d’un été
Dont les commerces en faillite
Aux rues baillent de tous côtés
Et que l’Histoire oublie ou quitte,

Petite ville où les gens vont,
Les uns blafards, les autres ternes,
Avec des rides sur le front,
Des yeux que la pauvreté cerne,

Petite ville qui n’a rien
Hors la naissance d’un grand homme
Dont nul ici ne souvient
Et qui n’attire pas en somme,

Petite ville, que veux-tu,
Il va nous falloir disparaître
Puisque notre âge est révolu
Sans espoir jamais de renaître.

                               ***