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samedi 29 août 2026

L'heure de l'ombre.

 


I.

 

Qu’est-ce que sont trois petits mots

Au milieu des grandes affaires ?

Venus trop tard, venus trop tôt

Qu’est-ce que sont trois petits mots ?

 

Des vers qu’est-ce que cela vaut

En temps de misère ou de guerre ?

Qu’est-ce que sont trois petits mots

Au milieu des grandes affaires ?

 

II.

 

Parler des beautés de l’automne

Ou des émotions de l’amour,

Est-ce le moment quand il tonne ?

Parler des beautés de l’automne…

 

C’est parler en l’air, à personne,

C’est le plus oiseux des discours,

Parler des beautés de l’automne

Ou des émotions de l’amour.

 

III.

 

Et je dis pourtant un regard

Et je dis pourtant un sourire,

Toujours le même, un peu trop tard,

En septembre où je veux décrire

La beauté prenante des ors

Sur les cieux gris invraisemblables

De leur mélancolie encor

Et toujours pourtant désirable

Puisqu’elle me parle de toi

Comme de nous… mais autrefois.

 

A l’heure où l’ombre nous habille,

Trois petits mots qui s’éparpillent.

 

jeudi 16 avril 2026

Les chemins de l'Histoire.

 


 

Ce flot qui monte lentement

Il passera bientôt la digue.

Ni le pourquoi ni le comment

Ne m’intéresse ou ne m’intrigue.

 

Après, advienne que pourra,

On sauvera ce qui peut l’être

Et poursuive qui poursuivra :

De quoi sommes-nous vraiment les maîtres ?

 

N’est-on pas plus qu’un sablier

Que grain après grain l’heure vide ?

J’écris pour ne pas oublier

Mais chaque mot creuse une ride.

 

Je ne m’amuse pas beaucoup

De voir où l’Histoire chemine

Certain de m’y casser le cou

Mais il faut bien que l’on termine…

 

mardi 16 décembre 2025

Ce vieux monde.


 

Je parle en un temps incertain

De ce dont je me remémore.

Ce sont des brasiers mal éteints

Aux aventures qu’on déplore,

C’est l’acier appelant l’acier,

La terre rêvant de l’orage.

Ce sont tous ces jours sacrifiés

Sur l’autel des dieux de passage,

Ce sont tous ces noms effacés

A l’ombre des bois de justice

Mais dont il n’est jamais assez.

Ce sont ces amants au supplice

D’avoir été pour n’être plus

Et ces enfants de l’innocence

Toujours et bien trop tôt perdus,

L’oubli sans doute et l’ignorance

Et c’est ce vieux monde perclus.