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vendredi 2 octobre 2026

Le tranquille incertain.

 

 

Ce matin ma rue est tranquille,

De l’un à l’autre magasin

C’est le quotidien qui défile ;

Seul le ciel demeure incertain.

 

Banalité de ces heures dociles,

Le bout de la semaine atteint,

Tout est simple et tout est facile,

Habituel sinon serein,

Seul le ciel demeure incertain.

 

Ecrirai-je : « la vie est belle » » ?

Vingt ans plus tôt, vingt ans plus tard

Ont accouché d’heures jumelles,

Tout est normal à tous égards.

On le veut comme on l’imagine,

Ô, banalité du destin !

Ce jour a vraiment bonne mine,

Seul le ciel demeure incertain.

 

Des voitures et le tram passent,

Habitudes et petits riens,

Quelle inquiétude aurait sa place ?

Je vous assure, tout va bien.

Que voulez-vous qui m’embarrasse,

C’est vraiment un charmant matin,

Seul le ciel demeure incertain.


 

mercredi 2 septembre 2026

Septembre 26.

 

 

En septembre qu’adviendra-t-il ?

Dans ce labyrinthe où se croisent,

-Privés d’Ariane et de son fil-

Tous les chemins, qui donc pavoise

De ne comprendre ni savoir ?

J’en sais autant que le grand chêne

Quant à ce qui va nous échoir ;

Ce n’est pas lui que cela gêne,

Il pousse devant ma maison

Depuis cent ans sans état d’âme

Répétant ses quatre saisons,

Et pour nos bonheurs et nos drames

Il les oublie et n’en sait rien avant.

Il a cependant bien en tête

-Ses feuilles traduisent le vent-

Et le zéphyr et la tempête…

Qu’adviendra-t-il prochainement

Au mois des jours qui raccourcissent,

De la gloire de l’or qui ment,

Au mois des amours qui finissent,

Des testaments

Et des prémices ?

 


 

jeudi 16 avril 2026

Les chemins de l'Histoire.

 


 

Ce flot qui monte lentement

Il passera bientôt la digue.

Ni le pourquoi ni le comment

Ne m’intéresse ou ne m’intrigue.

 

Après, advienne que pourra,

On sauvera ce qui peut l’être

Et poursuive qui poursuivra :

De quoi sommes-nous vraiment les maîtres ?

 

N’est-on pas plus qu’un sablier

Que grain après grain l’heure vide ?

J’écris pour ne pas oublier

Mais chaque mot creuse une ride.

 

Je ne m’amuse pas beaucoup

De voir où l’Histoire chemine

Certain de m’y casser le cou

Mais il faut bien que l’on termine…