Le ciel est
gris et l’an s’avance,
Chaque jour
est moins avenant,
Tire plus
tôt sa révérence,
Toujours
plus froid en revenant,
Toujours
plus triste en terminant.
Les bois que
plus rien n’ensoleille
Disent assez
quelle saison
Derrière
celle-ci s’éveille
Et ce qui
monte à l’horizon
De froid et
de neige à foison.
Notre chemin
se clôt, ma Douce,
Et comme
lui, notre entretien,
Dessous le
givre un lit de mousse
De nous,
peut-être, se souvient ;
De tout le
reste il n’est plus rien,
Pauvre
déduit, pauvre chevance
Pour le
grand amour qui nous tient ;
Le ciel est
gris et l’an s’avance.
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