mardi 25 octobre 2016

Renaissance II.



(Château de Chenonceau - Le Cher.)

Fontaines et ruisseaux et vous belles rivières
Où sont les ris joyeux, bruissant aux mille pierres
Des rives alanguies de vos cours miroitants 
Qu’on voyait accueillir dans leur lit des baigneuses
Dans l’albâtre élégant de leurs poses gracieuses ?
Mais je parle d’un âge à l’autre bout du temps,
D’un soleil plus ardent et d’une autre lumière,
D’un printemps d’innocence et de tout autres gens,
D’incertaines amours dont nul cœur n’est régent,
D’un air plus caressant et d’âmes plus altières.
Que votre monde est gris, drapé dans ses brouillards !
Comment pourriez-vous donc vous y sentir gaillards
En le voyant si laid, sectaire, étroit, injuste,
Avec le souvenir d’époques plus augustes ?

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