(Château de Chenonceau - Le Cher.)
Fontaines et ruisseaux et vous belles rivières
Où sont les
ris joyeux, bruissant aux mille pierres
Des rives
alanguies de vos cours miroitants
Qu’on voyait
accueillir dans leur lit des baigneuses
Dans
l’albâtre élégant de leurs poses gracieuses ?
Mais je
parle d’un âge à l’autre bout du temps,
D’un soleil
plus ardent et d’une autre lumière,
D’un
printemps d’innocence et de tout autres gens,
D’incertaines
amours dont nul cœur n’est régent,
D’un air
plus caressant et d’âmes plus altières.
Que votre
monde est gris, drapé dans ses brouillards !
Comment
pourriez-vous donc vous y sentir gaillards
En le voyant
si laid, sectaire, étroit, injuste,
Avec le
souvenir d’époques plus augustes ?
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