vendredi 17 octobre 2025

Une histoire sérieuse.

 Dans un parc, une promenade

Qui dit à l’octobre lointain

Que ces successeurs sont bien fades

Sans, dans la mienne, votre main.

Et si ces mots sont archaïques

Mon amour demeure au présent.

Vous me direz : « c’est ironique »

Sans savoir pourquoi ni comment.

Nous restons en littérature.

Dans l’allée au bout du château

Je médite quelque rature

Sur l’inanité de ces mots.

Vous dirai-je que je vous aime 

Et même bien longtemps après ?

Mon Dieu, qu’il est usé ce thème,

Vous en rirez, c’est fait exprès.

J’aurais aimé vous faire rire

Au-delà de mes souvenirs

Ou de ce que je viens d’écrire

Ici, ne pouvant contenir

Une émotion ; est-ce sérieux ?

Non, et c’est sûr, vous ferez mieux.

 

jeudi 16 octobre 2025

Les roses de jadis.


Bancs de bois peints en blanc,

Les roses bordant les allées,

L’herbe pousse autour de l’étang

Et des arabesques forgées

Des gloriettes mil-neuf-cents.

 

Ombre ou lumière tamisée,

Nonchalance d’un ciel d’été,

Pas menus, légères pensées,

La douceur plaît à la beauté

Et ces fleurs, ces fleurs par brassées…

 

Des paons à la démarche aisée,

Un temps à jamais arrêté:

Il est des amours devisées,

Des roses pour les écouter,

A des mémoires envolées

Des strophes pour les raconter,

Souvenirs et livre d’images

Et si vous deviez en douter,

Un peu plus ou tout aussi sage

Que les roses de Redouté.

            *** 

samedi 11 octobre 2025

La sortie.

Pour une fois, sorti de grand matin,

Où la brume et le froid disent l’automne

Et le vignoble aussi, rouge, or et brun,

Cela faisait longtemps, je m’en étonne.

A grands pas sur la route ou le chemin,

Mais à cette heure il ne passe personne.

Dites, pourquoi ? Je reste sur ma faim.

Une lubie, est-ce que je raisonne ?

Pour s’oublier au détour d’un chardon

Et ses piquants scintillants de rosée,

D’une feuille grenat en l’abandon

De cette vigne aux grappes délaissées.

Pour, comme d’habitude ou comme avant,

Tout admirer et croire qu’on existe

Parce qu’on est, presque au soleil levant,

En promenade et que l’on n’est plus triste.


 

mardi 7 octobre 2025

Deux triolets nocturnes.


 

Ces quelques vers à mon bureau

Devant une fenêtre obscure

Quelque part au bout d’un hameau,

Ces quelques vers à mon bureau.

 

Le silence comme un cadeau,

L’absence est de même nature ;

Ces quelques vers à mon bureau

Devant une fenêtre obscure.

 

                        ***

 

La nuit est d’un noir absolu,

On ne distingue pas la route,

La campagne n’existe plus,

La nuit est d’un noir absolu.

 

Peut-être qu’un rêve inconnu

L’arpente. Peut-être, sans doute…

La nuit est d’un noir absolu,

On ne distingue pas la route,