Pour vous dire sans parler
Le meilleur des mille choses
Depuis toujours quasiment
A la place des amants.
Photos, poésie, Strasbourg. Livre d'images et de mots.
Pour vous dire sans parler
Le meilleur des mille choses
Depuis toujours quasiment
A la place des amants.
Dans un parc, une promenade
Qui dit à l’octobre lointain
Que ces successeurs sont bien fades
Sans, dans la mienne, votre main.
Et si ces mots sont archaïques
Mon amour demeure au présent.
Vous me direz : « c’est ironique »
Sans savoir pourquoi ni comment.
Nous restons en littérature.
Dans l’allée au bout du château
Je médite quelque rature
Vous dirai-je que je vous aime
Et même bien longtemps après ?
Mon Dieu, qu’il est usé ce thème,
Vous en rirez, c’est fait exprès.
J’aurais aimé vous faire rire
Au-delà de mes souvenirs
Ou de ce que je viens d’écrire
Ici, ne pouvant contenir
Une émotion ; est-ce sérieux ?
Non, et c’est sûr, vous ferez mieux.
J’écris ce que la nuit chuchote
Et les mots sont comme les notes
D’accords qu’on jouerait lentement
Sur d’invisibles instruments.
Le temps s’allonge en mélodies,
Les paroles sont de toujours
En ces strophes qui se dédient
Aux solitudes de l’amour.
Les paroles dansent aux lignes
Légères très obligeamment,
Chanson d’attente, espoir et signe,
Promesse au refrain diligent,
A plusieurs, toutes et chacune,
Selon ce qu’inspire la lune,
Ou clair ou fade, incessamment
Pour que les signe chaque amant.
Mais en amour j’abdique.
En vers je continue :
Vénus est parodique ;
En vers je continue
Mais en amour j’abdique.