Affichage des articles dont le libellé est vigne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vigne. Afficher tous les articles

samedi 11 octobre 2025

La sortie.

Pour une fois, sorti de grand matin,

Où la brume et le froid disent l’automne

Et le vignoble aussi, rouge, or et brun,

Cela faisait longtemps, je m’en étonne.

A grands pas sur la route ou le chemin,

Mais à cette heure il ne passe personne.

Dites, pourquoi ? Je reste sur ma faim.

Une lubie, est-ce que je raisonne ?

Pour s’oublier au détour d’un chardon

Et ses piquants scintillants de rosée,

D’une feuille grenat en l’abandon

De cette vigne aux grappes délaissées.

Pour, comme d’habitude ou comme avant,

Tout admirer et croire qu’on existe

Parce qu’on est, presque au soleil levant,

En promenade et que l’on n’est plus triste.


 

jeudi 18 octobre 2018

Le petit vent dans les vignes.




Un petit vent se promène léger
Et se faufile allègre entre les lignes
D’or flamboyant de l’automne des vignes,
Aux derniers feux d’un jour en viager.

Il est bavard mais les chants qu’il murmure
Parlent de Juin à de grands bois roussis
Qui ne l’entendent pas et n’en ont cure ;
Demain accueillera Novembre, ici.

Tant pis, il continue, il batifole,
Le petit vent qui rappelle l’été ;
La fin d’après-midi au loin s’envole,
Le petit vent s’amuse sans compter.

Et c’est le soir, les couleurs s’assombrissent,
Le petit vent, comme il était venu,
Repart, bien loin des feuilles qui pourrissent
Et de ces bois qui seront bientôt nus.

Il ne faut pas que cela vous désole,
Ce petit vent qui courait dans les vignes
Vous le retrouverez ici -parole !-
Courant pour vous, joyeux, entre les lignes.

                               ***         
              

vendredi 1 décembre 2017

L'or de la vigne.





Je sais l’or de la vigne au pied bleuté des monts
Et la brume légère où flotte la lumière
Du début d’un matin aux heures singulières
Et je sais le vermeil des bois à l’horizon.

J’entends chanter là-bas le ruisseau d’un vallon
Et je vois dans le pré, gouttelettes légères,
Les larmes de la nuit briller au matin, fières
De ces chagrins enfuis et d’un nouveau pardon.

Je sais tout des lointains où se perdent les rêves,
Chaque jour plus hardis, sans fatigue et sans trêve,
Voyageurs insensés des plus petits chemins,

Comme je sais aussi que chaque jour se passe…
La bruyère a fleuri, la grappe se fait vin
Et seuls les souvenirs sous ma plume s’amassent.

                               ***