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mercredi 29 avril 2026

Promenade.

 


Promenade d’un pas tranquille ;

Le long de l’université,

L’herbe envahit la ville

Comme un printemps des bas-côtés.

Les jardins de l’Observatoire

Ont un petit genre « sous-bois »,

Des ombellifères notoires

Y fleurissent, c’est à bon droit,

Un peu de la culture en friche ;

Je trouve que c’est amusant.

Le Printemps ferait-il des niches

Aux gens très sérieux ? C’est plaisant !

A quand le chevreuil ou la biche ?

Je sais qu’Avril peut faire mieux,

J’attends qu’il me réponde « chiche »

Tandis que je flâne en ces lieux.

Et pourquoi pas une rencontre ?

-Perette plutôt qu’Athéna

Là, c’est un peu jouer la montre

Quand on n’a plus que ce qu’on a.

Une rencontre pour quoi faire ?

Pour y deviser à mon gré,

Assis sur un banc centenaire,

D’Avril et d’amour dans le pré.

Il n’est question que d’herbes folles,

Que d’un silence et d’un soupir

Qui prolongent une parole…

J’entends le Printemps applaudir

Et je retrouve l’avenue,

Les passants et la circulation ;

Comme elle est lointaine et ténue

Soudain la voix des illusions.

 

mercredi 18 mars 2026

En promenade.

Qu’écrire sinon ce rondeau ?

Je regarde vers la rivière.

Le monde est une poudrière

Et je l’oublie au bord de l’eau.

 

Si j’étais humain comme il faut

Cela vaudrait une prière ;

Qu’écrire sinon ce rondeau ?

 

J’ai connu cet endroit très tôt,

D’un baiser, chose singulière

Car il dure une vie entière,

C’était hier, il faisait aussi beau,

Je regarde vers la rivière,

Qu’écrire sinon ce rondeau ?

 


 

samedi 11 octobre 2025

La sortie.

Pour une fois, sorti de grand matin,

Où la brume et le froid disent l’automne

Et le vignoble aussi, rouge, or et brun,

Cela faisait longtemps, je m’en étonne.

A grands pas sur la route ou le chemin,

Mais à cette heure il ne passe personne.

Dites, pourquoi ? Je reste sur ma faim.

Une lubie, est-ce que je raisonne ?

Pour s’oublier au détour d’un chardon

Et ses piquants scintillants de rosée,

D’une feuille grenat en l’abandon

De cette vigne aux grappes délaissées.

Pour, comme d’habitude ou comme avant,

Tout admirer et croire qu’on existe

Parce qu’on est, presque au soleil levant,

En promenade et que l’on n’est plus triste.