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samedi 11 octobre 2025

La sortie.

Pour une fois, sorti de grand matin,

Où la brume et le froid disent l’automne

Et le vignoble aussi, rouge, or et brun,

Cela faisait longtemps, je m’en étonne.

A grands pas sur la route ou le chemin,

Mais à cette heure il ne passe personne.

Dites, pourquoi ? Je reste sur ma faim.

Une lubie, est-ce que je raisonne ?

Pour s’oublier au détour d’un chardon

Et ses piquants scintillants de rosée,

D’une feuille grenat en l’abandon

De cette vigne aux grappes délaissées.

Pour, comme d’habitude ou comme avant,

Tout admirer et croire qu’on existe

Parce qu’on est, presque au soleil levant,

En promenade et que l’on n’est plus triste.


 

vendredi 7 février 2020

Promenade en Bretagne.



(Île d'Ouessant - Bretagne.)

Les nuages qui s’allongent et passent
En leurs gris lointains reflètent la mer,
Dans les champs vides les sillons retracent
Docilement les chemins de l’hiver.

Horizons lumineux où le vent joue,
Flaques des chemins creux au ciel de plomb,
Trois pas dans l’herbe et trois pas dans la boue
De la colline au hameau de maisons.

Et le ruisseau qui longe la chapelle,
Clocher d’ardoise et fronton mordoré,
En fuyant sous le pont sans fin rappelle
Comme un office à peine murmuré.

Un oratoire, autrefois une foule
Mais cette après-midi mon seul regard
Et le vent qui s’en vient parler de houle
Dans le soleil qui s’approche et repart.

                               ***

lundi 20 janvier 2020

Bâclé...




Les pieds dans l’eau, deux hérons cendrés philosophent :
« L’ablette se fait rare et même le goujon,
Quoique il soit assez doux, l’hiver est un peu long… »
Très bien, ceci m’achève une première strophe.

A contre-jour deux canards voguent sur l’étang,
Je me demande où, dans le Nord, le vent s’aiguise
Ainsi ; l’hiver aujourd’hui n’en fait qu’à sa guise
Et ce couplet ne m’a pas pris beaucoup de temps.

On dit que les castors ont dû ronger cet arbre,
Il est prêt de tomber. On parle au bord de l’eau
Et je vois défiler des passants en troupeau :
Pas besoin de graver ces vers-là dans le marbre…

Les bois en roux et gris, le ciel d’un bleu d’hiver
Le Rhin qui coule vers la mer du Nord, bonhomme,
Indifférent, majestueux ou bien tout comme ;
Qui protestera si… ce poème se perd ?

                               ***