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dimanche 12 juillet 2026

Les heures fraiches.

 

Blanche façade du château

Dans un parc aux ramures sèches

Dont l’été verdit le plan d’eau.

Pourquoi rêver des heures fraiches

Où nous nous promenions tous deux

Avec tous deux au bord des lèvres,

Souvenez-vous, le même aveu ?

La scène est sans doute un peu mièvre,

Le moment, c’est vrai, mal choisi.

Juillet a brûlé ces feuillages

Et le temps, nos amours ici ;

A quoi bon en chercher l’image ?

Pour le plaisir de feuilleter,

Dans un vieux livre, quelques pages

Qui nous permettent de goûter

A la nostalgie au passage.


 

vendredi 26 juin 2026

Le chapeau de paille.

 

N’en jamais rien dire qui vaille ?

 

C’est un chapeau de paille

Où flotte un ruban bleu,

Charmant et nostalgique -un peu-

J’en fais en souriant l’aveu.

Posé sur une chaise,

Un souvenir encor…

Dans une après-midi de braise

L’été se consume au dehors…

 

Un souvenir de paysages

Sous le ciel de printemps légers

Et celui d’un visage

En vain dévisagé.

Où donc est la tendresse

Et l’éclat de tes yeux ?

Le soleil d’aujourd’hui m’oppresse

Moins que ces souvenirs joyeux.

 

Sur une chaise dans l’entrée,

Juste après la porte vitrée,

Un élégant chapeau de paille

Comme une bague dont l’intaille

Marque le temps enfui

Juste au bas d’aujourd’hui,

Plus mort, hélas que vif,

D’un sceau définitif.

 


 

mercredi 17 juin 2026

Le grand chêne.

 

Image obtenue par IA (GEMINI Google)

I.

 

Le grand chêne au bord du chemin

Habille ses branches de neige,

Noël est pour après-demain

Mais ton retour, alors, qu’en sais-je ?

 

Qu’est-ce qui te ramènerait

Où déjà le passé s’efface ?

Comme j’aimais, moi j’aimerais

Mais plus rien n’a gardé nos traces.

 

Si les chemins nous ont perdus,

Si trop d’étés au loin t’entraînent,

Dans l’aigre froid, le vent aigu,

Peut-être qu’en parlant au chêne…

 

L’hiver est la belle saison

De ce qui meurt ou se termine,

Ne pourrait-il dire : « non » ?

Et le reste je l’imagine.

 

II.

 

Sur notre pays familier,

Ce mois, que de neige est tombée…

Je me dis, à la dérobée,

Qu’il est facile d’oublier.

 

Dessous leur blanche couverture

Les champs d’antan n’existent plus,

Comme nos rêves éperdus

Qui s’y tissaient à l’aventure.

 

Devant l’arbre où je t’attendais

Je fais encor de nous mémoire.

Reconnaitrais-tu notre histoire

Si le chêne me répondait ?

 

Je bien sûr qu’il y repense,

Le vieil arbre, mais il se tait.

L’hiver est, un chacun le sait,

La froide saison du silence.