Pour vous dire sans parler
Le meilleur des mille choses
Depuis toujours quasiment
A la place des amants.
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Pour vous dire sans parler
Le meilleur des mille choses
Depuis toujours quasiment
A la place des amants.
La paix en la ville déserte,
Un bel automne au bord de l’eau
Où la rive demeure verte
Ni plus ni moins qu’il ne le faut.
Que de mains tendues aux doigts d’or
Et pas une qui me retienne
Mais la vôtre manque à la mienne,
Me manque toujours et encore.
Le long des quais un promeneur,
Un promeneur qui s’imagine
Que l’amour revient et demeure
Quand on l’écrit ou le dessine.
Les feuilles mortes au pavé,
Sur les secrets d’amours anciennes
-Qui voudrais-tu qui s’en souvienne ?-
Sont autant de mains refermées.
La ville s’est bâtie d’absence
Sur un fond d’octobre au jardin ;
Je m’en vais seul et en silence,
Vous ne me donnez plus la main.
Dans un parc, une promenade
Qui dit à l’octobre lointain
Que ces successeurs sont bien fades
Sans, dans la mienne, votre main.
Et si ces mots sont archaïques
Mon amour demeure au présent.
Vous me direz : « c’est ironique »
Sans savoir pourquoi ni comment.
Nous restons en littérature.
Dans l’allée au bout du château
Je médite quelque rature
Vous dirai-je que je vous aime
Et même bien longtemps après ?
Mon Dieu, qu’il est usé ce thème,
Vous en rirez, c’est fait exprès.
J’aurais aimé vous faire rire
Au-delà de mes souvenirs
Ou de ce que je viens d’écrire
Ici, ne pouvant contenir
Une émotion ; est-ce sérieux ?
Non, et c’est sûr, vous ferez mieux.