Affichage des articles dont le libellé est marronnier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est marronnier. Afficher tous les articles

mercredi 28 août 2019

La feuille de marronnier.




Une feuille de marronnier,
Brillant au grand soleil d’automne,
Le long du quai je vais à pied
En admirant ce que me donne
Un rayon de soleil d’automne
Qui taille une gemme, un collier,
Dans la feuille des marronniers.

Et je regarde et je m’étonne
De l’abondance, sans trier
Parmi les gemmes, les colliers
Brillant au grand soleil d’automne ;
Sous les feuilles de marronnier,
Heureux parmi l’or qui foisonne,
Le long du quai je vais à pied.

Je songe avant de l’oublier
Que si cette saison nous donne
Autant sans se faire prier
C’est qu’elle veut qu’on lui pardonne
Le noir griffu des marronniers
Sans feuilles, gemmes ni colliers
Que le givre emperle et couronne
Et la neige sous nos souliers
Qui chasseront l’or qui foisonne,
Cet or vieillissant de l’automne
Sur les quais où je vais à pied.

                               ***

dimanche 25 juin 2017

Chanson du quartier.





J’écris pour trois vieux marronniers
Dans un parc au bout de la rue,
J’écris les contes du quartier
Ou des rimes que j’ai conçues
Et nous passons un bon moment
Avant que la lune se lève ;
Ah ! si l’été durait vraiment
Au lieu de n’être qu’une trêve…

J’écris aussi quand il fait nuit
Pour le plus proche lampadaire
Grâce à l’éclat duquel je puis
Poursuivre l’œuvre solitaire
Où s’archivent, jour après jour,
Les poétiques aventures
Qui se jouent à mon carrefour
Entre portes et devantures.

Mais il n’y a, de vous à moi,
Pas de quoi vous mettre en émoi,
Pas de quoi faire une épopée,
Un chant ou une mélopée.

                                ***

samedi 4 février 2017

Le Promeneur Mécontent.





Comme il fait gris pour un jour de printemps,
Les blanches fleurs des marronniers s’envolent,
L’averse bat les toits au gré du vent,
Comme il fait gris pour un jour de printemps.

Je marche solitaire et mécontent
Et grelottant au froid qui me désole,
Moment désagréable et fichu temps !

La ville est triste et les saisons sont folles,
Dans les jardins déserts, en s’égouttant,
Chaque fleur dit aux feuilles qui s’envolent :

Comme il fait gris pour un jour de printemps !

                               ***

mercredi 9 novembre 2016

En Souvenir des Marronniers du Quai.




Vous avez si nombreux flâné sous mes ombrages,
Peut-être quelquefois aimé sous mon feuillage,
Et le blanc de mes fleurs a cent années durant
Annoncé le Printemps à l’Hiver expirant.

Puis ces feuilles dorées qu’à regret j’abandonne,
Cent fois le long du quai ont marqué vos automnes,
Sous mes branches noircies cent hivers ont passé
Où les canaux gelaient près de mon tronc glacé.

J’ai grandi comme font mes frères des montagnes,
Donnant, cent ans durant, comme un air de campagne
Au triste dos noirci des pavés écailleux,
Qu’en même temps que moi, semèrent vos aïeux.

Ces cent ans en commun un seul mot les condamne ;
Pour un chemin de fer un peu mégalomane
On m’arrache demain, me voilà disparu
Et sans doute oublié ; je ne l’aurais pas cru.

                               ***