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mercredi 29 janvier 2025

Sonnet nocturne.


 Illustration créé avec Microsoft Designer IA.

Au milieu de la nuit je voudrais un sonnet,

Quatorze alexandrins en leur longue cadence,

Pour chanter un amour, dire ce que je pense

Ou rire d'autrefois à l'heure où tout se tait.


La rime des quatrains saute jusqu'aux tercets,

Le dernier vers conclue et sa pointe s'élance,

Le sonnet se termine et l'heure qui s'avance,

En s'étonnant un peu, rit de ce qui me plait.


Est-ce l'instant d'avoir ou bien celui d'attendre ?

Le moment de rêver ou celui de comprendre?

Et quelle est cette voix qui m'enjoint de dormir?


Sans doute la Raison, que l'heure tardive aide,

Elle m'a vu bayer et me fait souvenir

Qu'au sommeil qui s'annonce il faut que chacun cède.


Extrait de Sonnets épars - The Book Edition.

lundi 21 octobre 2019

A l'envers.




Lorsqu’à la fin tomba
Le soir dessus la plaine
Les roses délicats
Fuirent l’ombre prochaine

Et la nuit noire vint
Toute lumière éteinte ;
Chaque jour lutte en vain
Contre une telle étreinte…

Les formes, les objets
Lentement disparurent,
A l’Ouest un reflet
Cernait la voûte obscure.

Quand, rejetant ses voiles,
La lune se leva
Suivie de mille étoiles,
Quel souci m’éveilla ?

                               ***

lundi 3 décembre 2018

Le coucher.




Minuit s’avance à reculons
Pour ne pas voir la proche aurore,
Venez ici, mon édredon !
Minuit s’avance à reculons.

A dormir serais-je trop long ?
A cette heure j’écris encore ;
Minuit s’avance à reculons
Pour ne pas voir la proche aurore.

Mon oreiller, venez, allons !
Alors que la nuit va se clore,
Bouder, vous avez de l’aplomb !
C’est un retard que je déplore ;
Minuit s’avance à reculons.

Pendards, assez de métaphores,
Je rêve d’un sommeil de plomb :
Minuit s’avance à reculons
Pour ne pas voir la proche aurore.

                               ***

dimanche 25 juin 2017

Berceuse.



Et maintenant une berceuse,
Tout juste un murmure très doux,
Une mélodie, insoucieuse,
Quelques mots un peu fourre-tout
Qu’outrepasse un demi-sourire,
Un refrain en forme d’envoi
Où la nuit sereine se mire,
Un apaisement à mi-voix
Dont les syllabes se chuchotent
Pendant que les heures s’en vont
Qu’au loin une horloge tricote.
Une berceuse seulement
En lentes notes qui s’égrènent
Et si douces obscurément,
Reprises sans cesse et sereines,
Une berceuse maintenant.

                                ***