Poème alambiqué des grisailles d’hiver
Aux bons soins des corbeaux, cette bruyante engeance
De mes après-midis – seul moment où je pense,
A moins que je n’écrive et ne fasse des vers -.
Ma fenêtre est-ce un restaurant à ciel ouvert ?
Miettes de la ville aux hivers d’abondance
Dont ces oiseaux gloutons se remplissent la panse,
Qui leur a mis la nappe et dressé le couvert ?
Freux, corbeaux et choucas tout comme vous, corneilles,
Zélés compositeurs de chansons sans pareilles,
Allez donc me chanter janvier un peu plus loin !
Allez fanfaronner aux clochers des églises,
Les jardins silencieux ont de vous grand besoin :
Laissez-moi seul ici raconter des sottises !

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