Affichage des articles dont le libellé est veille. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est veille. Afficher tous les articles

dimanche 9 août 2026

Rien.

 


 

Quand l’esprit s’est mis en veilleuse,

Un petit air presque indolent,

Une comptine, une berceuse,

Quand l’esprit s’est mis en veilleuse.

 

Et quant aux veilles sourcilleuses

Qu’un autre y prenne son élan,

Quand l’esprit s’est mis en veilleuse,

Un petit air presque indolent.

 

Comme un refrain un peu vieillot,

Comme une vague mélodie

Peut-être en pièces des lambeaux

Qu’on voudrait en vain réunies…

 

 

Un trois fois rien dont on s’émeut,

Un souvenir à l’eau de rose,

C’est le cœur qui déraille un peu,

Une émotion qui prend la pose…

 

Ce n’est rien, c’est n’importe quoi,

Vivement que demain arrive ;

Il vaut mieux se coucher, je crois.

Ce n’est rien, c’est n’importe quoi.

 

Allez, nous n’irons plus au bois,

Le fleuve coule entre ses rives.

Ce n’est rien, c’est n’importe quoi,

Vivement que demain arrive.

 

lundi 3 décembre 2018

Le coucher.




Minuit s’avance à reculons
Pour ne pas voir la proche aurore,
Venez ici, mon édredon !
Minuit s’avance à reculons.

A dormir serais-je trop long ?
A cette heure j’écris encore ;
Minuit s’avance à reculons
Pour ne pas voir la proche aurore.

Mon oreiller, venez, allons !
Alors que la nuit va se clore,
Bouder, vous avez de l’aplomb !
C’est un retard que je déplore ;
Minuit s’avance à reculons.

Pendards, assez de métaphores,
Je rêve d’un sommeil de plomb :
Minuit s’avance à reculons
Pour ne pas voir la proche aurore.

                               ***

dimanche 14 octobre 2018

Deux heures.



(Carnaval de Bâle.)



Il est deux heures du matin
Où la solitude est silence,
Calme d’un bonheur presque atteint ;
Une paix à portée de main
Avant que l’aube ne s’élance.

                               ***