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lundi 1 décembre 2025

Un habitant.


 

C’est un chemin dans la montagne

Où déjà le soleil se couche,

l’ombre de l’automne gagne

Des bois de bonne et vieille souche.

 

Un pas devant l’autre, on descend,

On descend parce qu’il le faut,

Cela vient du cœur et du sang

Et c’est toujours, toujours trop tôt.

 

Que ces lourdes forêts sont belles,

Elles n’ont pas vraiment changé,

Sombres et presque sensuelles,

Qui virent monter l’étranger.

 

Celui que l’on voit redescendre,

C’est un habitant du pays,

Toute bûche au feu devient cendre ;

Le jour a presque défailli.

 

                               ***

samedi 23 janvier 2021

Un crépuscule de janvier.

 

 

Sur les toits du crépuscule

Il y a des reflets d’hiver,

Y dorment des pigeons crédules

Dont les rêves sont très divers.

 

S’étiolent nos jardinières

Dans la pénombre des balcons,

Ces jours de pauvre lumière

Achèvent de donner le ton.

 

C’est l’atmosphère banale

De janvier dans son quotidien

Dessus la ville hivernale,

Humide et froide qui convient.

 

Il pousse des parapluies

Sur la grisaille des trottoirs

Où rêvent à l’heure enfuie

Loin, les vagues lueurs du soir.

 

                               ***       


 

 

 

lundi 23 novembre 2020

Soir d'hiver.

 

 


 

C’était un soir d’hiver, d’un hiver blanc,

Je sais, il n’y en a plus tellement,

La ville refermait sur elle-même

Un crépuscule à la fois sombre et blême

Et tout semblait soudain et à la  fois

Banal et triste, indifférent et froid,

Le rideau peint du décor d’une scène

Sans lendemain dans un théâtre en peine.

Un soir du dernier mois au bout de l’an,

Vide à se demander où sont les gens

Ou si la fin du monde est survenue

Sans que votre âme ait été prévenue

Suffisamment à temps, comme il se doit,

Pour se remettre à Dieu et à la Foi,

C’était un soir humide et famélique,

La ville refermait sur elle-même

Ses toits lointains et ses rues incertaines

Et je rentrai chez moi mélancolique…

 

                               ***