Affichage des articles dont le libellé est amusement. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est amusement. Afficher tous les articles

lundi 20 juillet 2026

Cinq comme il me plaît.

 

J’en ferai cinq comme il me plaît,

Pour m’amuser à ne rien dire

Alors que la maison se tait ;

J’en ferai cinq comme il me plaît.

 

Les cinq feront ce triolet

Que je viens tout juste d’écrire,

Trois en refrain, cinq gringalets

Qui ne veulent toujours rien dire.

 

Est-ce vraiment un triolet ?

J’ai composé ce qui m’inspire,

Qu’on le prenne pour ce qu’il est,

Qu’on l’appelle comme on désire.

J’ai fait ces vers comme il me plaît

Pour m’amuser à ne rien dire.

 


 

mardi 24 février 2026

Le rondeau inutile.

Dans un rondeau qui ne dit rien

On s’amuse de chaque ligne

Dont chacun des mots se résigne

A l’inutile qui lui vient.

 

Cela m’amuse et me convient

Aussi je persiste et je signe

Dans un rondeau qui ne dit rien.

 

J’ai quelque mérite -j’y tiens-

Alors que le destin m’assigne

Des lendemains que tout désigne

Comme le pire temps de chien.

Dans un rondeau qui ne dit rien

On s’amuse de chaque ligne.


 

mercredi 29 janvier 2025

Sonnet nocturne.


 Illustration créé avec Microsoft Designer IA.

Au milieu de la nuit je voudrais un sonnet,

Quatorze alexandrins en leur longue cadence,

Pour chanter un amour, dire ce que je pense

Ou rire d'autrefois à l'heure où tout se tait.


La rime des quatrains saute jusqu'aux tercets,

Le dernier vers conclue et sa pointe s'élance,

Le sonnet se termine et l'heure qui s'avance,

En s'étonnant un peu, rit de ce qui me plait.


Est-ce l'instant d'avoir ou bien celui d'attendre ?

Le moment de rêver ou celui de comprendre?

Et quelle est cette voix qui m'enjoint de dormir?


Sans doute la Raison, que l'heure tardive aide,

Elle m'a vu bayer et me fait souvenir

Qu'au sommeil qui s'annonce il faut que chacun cède.


Extrait de Sonnets épars - The Book Edition.

dimanche 23 février 2020

Entrez dans la danse !




On ne peut pas tout le temps s’attrister,
Que le violon fasse oublier la cloche
Dont on entend le glas se lamenter,
Venez, il n’est pas d’anguille sous roche !

Venez d’ici, venez d’ailleurs et de partout,
Jouez violons ! Il y a de la place ;
Accourez tous ! Bras dessus, bras dessous
Le premier mouvement, puis face à face,

Aux tambourins, flûtes et violons
Dansez et tapez du pied en cadence,
Courez, sautez ; qui n’en mène pas long ?
Relevez-vous après la révérence,

Si l’on se trompe on demande pardon ;
Continuez et que chacun s’élance,
Branles, polkas, menuets, rigodons,
On poursuit comme on recommence !

                               ***