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mercredi 29 janvier 2025

Sonnet nocturne.


 Illustration créé avec Microsoft Designer IA.

Au milieu de la nuit je voudrais un sonnet,

Quatorze alexandrins en leur longue cadence,

Pour chanter un amour, dire ce que je pense

Ou rire d'autrefois à l'heure où tout se tait.


La rime des quatrains saute jusqu'aux tercets,

Le dernier vers conclue et sa pointe s'élance,

Le sonnet se termine et l'heure qui s'avance,

En s'étonnant un peu, rit de ce qui me plait.


Est-ce l'instant d'avoir ou bien celui d'attendre ?

Le moment de rêver ou celui de comprendre?

Et quelle est cette voix qui m'enjoint de dormir?


Sans doute la Raison, que l'heure tardive aide,

Elle m'a vu bayer et me fait souvenir

Qu'au sommeil qui s'annonce il faut que chacun cède.


Extrait de Sonnets épars - The Book Edition.

mercredi 17 février 2021

Pour vous, ma Peine et ma Tristesse...

 


 

Je reprendrai l’alexandrin de ma jeunesse

Pour me moquer de vous, ma Peine et ma Tristesse ;

Que l’époque soit folle et ce monde très laid,

J’en conviens mais qu’importe au grand âge que j’ai.

La bêtise en ce monde est-elle une étrangère ?

Elle y règne souvent mais elle est passagère,

Tyrannique bien sûr, sanglante quelquefois,

Victorieuse jamais et vous manquez de foi

De vous désespérer comme je vous vois faire,

Ma peine et ma Tristesse, en si banale affaire.

 

                               ***

jeudi 7 février 2019

Jour de colère.




Ce jour ne convient pas à des vers solennels,
Mon penser est ailleurs ainsi que ma patience ;
Le grand alexandrin ne trouve pas d’audience
Dans un esprit soucieux entre colère et fiel.

Il ne me suffit pas des quatre murs que j’aime
Pour me tenir content et m’assurer l’oubli,
De ce que j’ai connu et qu’ailleurs je relis,
En ma mémoire croît ce que le temps essaime.

Je suis insatisfait, et chaque vers m’aigrit
De me coûter l’effort de ce qui se compare
A plus vaste que lui ; vous me voyez contrit
D’avoir une allumette où j’espérais un phare…

J’abandonne le temps aux grains des sabliers,
Même dans l’absolu, rien c’est trop peu de choses,
L’écrire c’est beaucoup ; buvons pour oublier,
C’est tout ce que ce soir mon esprit me propose !

                               ***