Ils font la
sieste et moi je rêve encor:
En regardant
ce mien tapis ponceau[1]
J’en rêve un
autre aux mille boutons d’or
Qui s’étendrait
alentour d’un ruisseau.
Je m’imagine
au bord, comme on s’évade
D’un
quotidien banal afin de vivre,
Et pourquoi
pas amant d’une naïade
Étrange et
qui m’implore de la suivre
Au cristallin
dédale de ses eaux
Où les passions vivent d’éternité.
Et si le
vent murmure que c’est faux
Qu’importe à
qui ne veut que raconter
Pour son
plaisir une de ces histoires
Qui font
passer les après-midi vides
Où les tapis
ponceau et dérisoires
Semblent
bien assortis aux murs livides.

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