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lundi 13 juillet 2026

Nos possessions.

 


Nous avons le printemps et la campagne,

Quelque part à l’Ouest, mais loin, la mer,

Le soleil sur la ville et la montagne

Bleue, en ce fleuve, un reflet à l’envers ;

Un cœur joyeux et le vent qui gambade,

Des pissenlits jusqu’au bas des maisons,

Des souvenirs à l’encan que l’on brade,

Un livre à lire et pas une oraison ;

 

Une chanson à dire, une autre à faire,

Beaucoup d’indifférence, autant d’oubli,

Tout l’horizon, aucun itinéraire,

Une fenêtre, une table et un lit,

 

Tout ce qu’il faut d’humour et de colère,

Ce qu’il faut de bon droit, autant de torts,

Et de pardons, s’il en est sur la terre

Pour enfin aimer vivre et vivre encor.

 

vendredi 8 mai 2020

Les promesses de Mai.




Je me souviens d’un mois de mai

Et de promesses printanières

Que le coquin ne tînt jamais ;

Je me souviens d’un mois de mai.

 

Le dernier m’a dit : « Je promets »

Juste la semaine dernière,

J’ai répondu : « Je veux bien mais

En cette occasion singulière

Je me souviens d’un mois de Mai… »

 

Pardon si je suis circonspect,

Ta famille est trop coutumière

D’engagements que par après

Aucun ne tient ou, tu l’admets,

Ne tient vraiment qu’à sa manière. 

 

C’est pourquoi je reste muet

Et, connaissant bien la matière,

Je termine ainsi ce couplet :

Je me souviens d’un mois de mai

Et de promesses printanières…

 

                               ***       

vendredi 1 mai 2020

Prince de Mai.




Je connais bien ce petit vent
D’aubépines fleuries et de violettes
Qui rêvent de conter fleurette
A la jeunesse du Printemps.

Et je connais son équipage
D’ombres légères, de nuages,
En vestes de reflets changeants,
Rieurs et galonnés d’argent.

Je connais ce vent d’insouciance
Où sourit la reine des prés,
L’anémone aux reflets diaprés
Et la clochette porte-chance.

Je connais ce courrier de Mai,
Le grand Prince à qui je promets,
Au bout d’une longue abstinence,
Ma joie et parfaite allégeance.

                               ***