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vendredi 3 octobre 2025

Un chant religieux ?

Parler de paradis ? Parler de purgatoire ?

Allons ! Je ne suis pas Péguy.

Je raconte des riens, de petites histoires

Et banales, du ton requis.

 

Je le fais sans façons, suivant ma fantaisie

Et je demande à Dieu pardon

D’avoir pour seul talent celui des facéties

Mais qui, premier, m’en a fait don ?

 

Ce serait déjà bien de parler de prières

Quand soi-même on en fait si peu !

Le paradis, l’enfer dépassent mes lumières :

Je compose comme je peux.

 

Sainte Mère de Dieu n’allez surtout pas croire

Que je sois d’abord paresseux !

J’ai souvent essayé, en vain, que de déboires

Pour rimer un chant religieux !


 

vendredi 5 mars 2021

Rondeau funambule.

 

 


 

Ce monde merveilleux est plein de libellules

Et puis de papillons. Bien sûr ces animaux

Élégants, purs et beaux, ne volent pas très haut :

On ne peut sur ce point se dorer la pilule.

 

On pardonnera donc à ces animalcules

Quand ils doivent parler de se montrer triviaux ;

Ce monde merveilleux est plein de libellules.

 

Si vous me demandez ce qui se dissimule

Dessous ces prête-noms, je ne suis pas idiot,

Je sourirai, je sifflerai comme un loriot

Ou je dirai, jouant un peu les funambules :

Ce monde merveilleux est plein de libellules.

 

                               ***

mercredi 29 avril 2020

Le salon.



(Réception à Venise de Henri de Valois, roi de Pologne et nouveau roi de France sous le nom de Henri III - 1574.)

Les mots ? Ce sont des noms, quelquefois des prénoms,
Quelqu’un qui peut venir, il suffit qu’on l’appelle,
La page où l’on écrit n’est jamais qu’un salon
Où vont se retrouver ceux que la plume épelle.

Quelques-uns sont simplets, d’autres font des façons,
Certains sont bienveillants, d’autres pleins de cautèle,
J’y vois des assassins, des donneurs de leçons,
Des saints, des paresseux et des remplis de zèle.

Tous n’ont qu’une passion, celle de discuter
Qui les regroupe entre eux et par affinité ;
Ce qu’ils disent, d’abord on ne l’entend qu’à peine,

Leur cercle s’élargit et la ligne noircit,
Chacun parle à son tour, le thème s’éclaircit
Et le sonnet finit lorsque la page est pleine.

                               ***