Je ne sais
plus que dire et mes mots sont usés
Qui
voudraient inventer de nouvelles manières
De s’adresser
à toi, ni discours, ni prière,
Ni serment
si banal, ni compliment blasé ;
Mais pour
chanter ton nom comme il est malaisé
De se
montrer habile et la nuit toute entière
Ne me
suffira pas ; trop médiocre ou trop fière
La rime ne
suit pas mon dessein avisé.
Il faudra,
mon amour, qu’hélas tu te contentes
De ce peu
que je puis, ce peu qui me tourmente
Tant il est
inférieur à mon premier souhait.
Ah, l’image
de toi qu’au fond du cœur je garde
Dépasse
tant les mots, du moins ceux que je sais,
Que je
crains fort que ce courrier ne tarde.
***

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