C’était un
beau matin d’automne
Aux
dernières gouttes de sang
Des
feuillages qui s’abandonnent
Aux vents
furieux ou caressants.
J’ai vu fleurir et défleurir
Je ne sais combien de saisons,
Combien sont encore à venir ?
« Bien moins » murmure ma raison.
Le ciel d’un
bleu de porcelaine
Et dans la
ville une douceur
Qu’on
imagine qu’à grand-peine
Et combien
de rosiers en fleurs ?
J’ai vu
fleurir et défleurir
Je ne sais
combien de saisons,
Combien sont
encore à venir ?
« Bien
moins » murmure ma raison.
Octobre,
Octobre, est-ce bien sage
Que de se
travestir ainsi ?
Tu sais bien
que ces paysages
N’existèrent
jamais ici.
J’ai vu fleurir
et défleurir
Je ne sais
combien de saisons,
Combien sont
encore à venir ?
« Bien
moins » murmure ma raison.
Je me
promène et je m’étonne :
De la soie
au lieu de chiffons ?
Mais n’est-ce
pas le glas qui sonne
Au bout d’un
automne bouffon ?
J’ai vu fleurir
et défleurir
Je ne sais
combien de saisons,
Combien sont
encore à venir ?
« Bien
moins » murmure ma raison.

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