samedi 4 juillet 2015

La Chanson des Grandes Routes.






Allons mes mots, mes très chers mots,
Nous voici seuls sur cette route
Comme autrefois, par monts, par vaux ;
Allons mes mots, mes très chers mots.

Les jours se suivent sans repos,
Il faut chanter quoiqu’il en coûte,
Allons mes mots, mes très chers mots,
Nous voici seuls sur cette route.

Et vous, païens ou bien dévots,
Que chacun de vous nous écoute,
Comme autrefois, par monts, par vaux,
Comme autrefois mes très chers mots,
Autrefois et demain sans doute.

Ecoutez-nous, sages ou sots,
Nous allons vous la conter toute,
Nous les sans-scènes, sans tréteaux,
Cette chanson des grandes routes
Qui va de clochers en coteaux ;

Il faut chanter quoiqu’il en coûte.

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