mardi 19 novembre 2019

Au bout de la rue.




Tout au bout de la rue
Où les feuillages roux
Guettent la survenue
Rêvée du prochain coup
De vent pour qu’après tout
Ne soit que branches nues,

Là-bas où les vieux toits
Croissent sur le ciel sombre,
Plus ou moins de guingois,
Et s’entrecoupent d’ombre,
De cheminées sans nombre,
Aux greniers d’autrefois,

Dans cette aube lointaine
Et qui renaît si tard,
De lueurs incertaines
Et de bancs de brouillard,
Au-delà du regard,
Presque un présage à peine,

Maintenant je ressens,
Je perçois sa venue,
Il ne m’est plus absent :
Sa course retenue,
L’hiver monte à pas lent
Tout au bout de la rue.

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