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jeudi 12 février 2026

Un soir de février.

 

Ce sont quelques vieilles chansons

Au bout d’un soir à la dérive,

Chantez-les à votre façon ;

Ce sont quelques vieilles chansons.


Qui oserait dire : « Pressons,

On nous attend sur l’autre rive » ?

Ce sont quelques vieilles chansons

Au bout d’un soir à la dérive.

 

                        ***

 

Il était un jardin,

Il était une rose,

Parler demeure vain,

L’amour est peu de chose.

Si triste dans sa fin,

On n’en sait pas la cause,

L’amour est peu de chose,

Parler demeure vain.

 

L’amour s’en va, l’amour s’en vient,

La danse est affaire de poses,

Toujours encore et déjà rien,

C’est affaire de glose.

 

                        ***

 

Le brouillard couvre le marais,

Comme les jours anciens s’effacent,

Que sont ces visages sans traits ?

Le brouillard couvre le marais.

 

Quatre saisons pour quels attraits ?

On n’en conserve aucune trace.

Le brouillard couvre le marais,

Comme les jours anciens s’effacent.

 

                        ***    


lundi 20 août 2018

Un soir de février.




Le crépuscule bleu d’un soir de février
Tranquille et silencieux se glisse dans la pièce,
J’ai marché tout au long d’un jour ensoleillé,
J’ai le corps fatigué et le cœur en liesse.
J’ai mon content de neige et d’arbres dépouillés,
De montueux chemins, de routes où l’on glisse,
De vignobles voisins et de lointains glaciers
Et d’un froid à percer les meilleures pelisses.
Dans cette pièce chaude où l’ombre s’épaissit,
Ma plume est paresseuse et mon esprit s’envole
Vers d’autres horizons ; en un mot je somnole
Assez profondément et pourtant mal assis.
Là-bas au bord du lac scintillent des lumières,
Tout un monde brillant quand le mien est obscur
Et tourne lentement entre ces quatre murs
Un soir de février de ma longue carrière.

                        ***