lundi 20 janvier 2020

Bâclé...




Les pieds dans l’eau, deux hérons cendrés philosophent :
« L’ablette se fait rare et même le goujon,
Quoique il soit assez doux, l’hiver est un peu long… »
Très bien, ceci m’achève une première strophe.

A contre-jour deux canards voguent sur l’étang,
Je me demande où, dans le Nord, le vent s’aiguise
Ainsi ; l’hiver aujourd’hui n’en fait qu’à sa guise
Et ce couplet ne m’a pas pris beaucoup de temps.

On dit que les castors ont dû ronger cet arbre,
Il est prêt de tomber. On parle au bord de l’eau
Et je vois défiler des passants en troupeau :
Pas besoin de graver ces vers-là dans le marbre…

Les bois en roux et gris, le ciel d’un bleu d’hiver
Le Rhin qui coule vers la mer du Nord, bonhomme,
Indifférent, majestueux ou bien tout comme ;
Qui protestera si… ce poème se perd ?

                               ***       

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