Les pieds
dans l’eau, deux hérons cendrés philosophent :
« L’ablette
se fait rare et même le goujon,
Quoique il
soit assez doux, l’hiver est un peu long… »
Très bien,
ceci m’achève une première strophe.
A
contre-jour deux canards voguent sur l’étang,
Je me
demande où, dans le Nord, le vent s’aiguise
Ainsi ;
l’hiver aujourd’hui n’en fait qu’à sa guise
Et ce
couplet ne m’a pas pris beaucoup de temps.
On dit que
les castors ont dû ronger cet arbre,
Il est prêt
de tomber. On parle au bord de l’eau
Et je vois
défiler des passants en troupeau :
Pas besoin
de graver ces vers-là dans le marbre…
Les bois en
roux et gris, le ciel d’un bleu d’hiver
Le
Rhin qui coule vers la mer du Nord, bonhomme,
Indifférent,
majestueux ou bien tout comme ;
Qui
protestera si… ce poème se perd ?

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