dimanche 16 août 2026

Un pont si loin.

 

 

« Passerez-vous le pont ? » disais-je,

Dans un poème d’autrefois ;

Le pont, trop vieux, se désagrège

Et vous ne ferez plus ce choix.

 

Je suis resté sur cette rive

A vous attendre bien longtemps.

L’espérance était excessive,

Je n’en regrette rien pourtant.

 

Ce soir, au bord de la rivière

Je sais qu’il faut vous dire adieu.

Que reste-t-il du pont de pierre ?

Des souvenirs et un vœu pieux.

 

Voici quelques vers que j’ajoute

Aux précédents. J’ai le cœur lourd

De m’en aller seul sur la route

Que j’avais prise par amour.

 

J’ai le cœur lourd de vos sourires

Et d’une tendresse avortée,

Et, non, je ne sais rien de pire,

Rien qui n’ait autant de portée

Que l’ultime renoncement

Lorsque l’on aime tellement.

 


 

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