mercredi 10 octobre 2018

En train.




I-Aller.

A Strasbourg sur le Rhin
L’automne aime la brume
Et moi je prends le train ;
A Strasbourg sur le Rhin.

L’hiver est pour demain
Car les cheminées fument ;
Les mouettes résument
Ce que, c’est vrai, je crains :
L’hiver est pour demain.

Quand la joie se consume
A qui faire un emprunt ?
Un peu de jour s’allume
Et moi je prends le train
Un beau matin de brume
A Strasbourg sur le Rhin.

II-Retour.

La fin du jour compose
Un crépuscule rose
Sur fond de sapins verts
Où le regard se perd.
Sur la plaine rêveuse
Un train tout en berceuse
Roule en faisant semblant
De savoir où le porte
Le crépuscule lent
Que ses ombres confortent.

                               ***        
 

lundi 8 octobre 2018

Les Cahiers d'Autrefois - Chanson d'amour.




Mon amour est lointain,
Je m’en vais mon chemin,
Il n’y a plus personne
Pour me prendre la main.

Chaque jour que Dieu donne
Je m’en vais mon chemin,
Il n’y a plus personne
Mais peut-être demain…

J’ai rêvé d’un sourire,
De l’écho d’une voix,
De trois mots qui soupirent
Dans un cœur à l’étroit.

De trois mots qui résonnent,
Qui résonnent sans fin,
Qu’on espère et qu’on craint,
Auxquels on s’abandonne.

A chacun sa chacune
Dit la chanson en vain ;
La nuit d’été, la lune
Reprennent mon refrain :
Il n’y a plus personne
Mais peut-être demain…

                                                             ***        

Un soir à Nantes.



(L'Etoile du Roi dans le port de St-Malo.)

La Loire au couchant luit dans le port négrier,
Tranquille en son chemin vers l’océan des vagues,
Et les clochers lointains, flèches bleutées et vagues
Regardent l’horizon où s’en vont les voiliers.

L’air a le goût du large et le vent chante encore
Une chanson de voile au rythme des embruns,
Nantes où les gréements rêvent déjà d’aurore
S’endort le long du fleuve où vogue ce refrain.

                               ***