mardi 13 janvier 2026

Grisaille et gloutons.


Poème alambiqué des grisailles d’hiver

Aux bons soins des corbeaux, cette bruyante engeance

De mes après-midis – seul moment où je pense,

A moins que je n’écrive et ne fasse des vers -.

 

Ma fenêtre est-ce un restaurant à ciel ouvert ?

Miettes de la ville aux hivers d’abondance

Dont ces oiseaux gloutons se remplissent la panse,

Qui leur a mis la nappe et dressé le couvert ?

 

Freux, corbeaux et choucas tout comme vous, corneilles,

Zélés compositeurs de chansons sans pareilles,

Allez donc me chanter janvier un peu plus loin !

 

Allez fanfaronner aux clochers des églises,

Les jardins silencieux ont de vous grand besoin :

Laissez-moi seul ici raconter des sottises !

 


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