vendredi 9 novembre 2018

Un après-midi en hiver.




Une lumière pâle, et peut-être un peu triste,
Envahit lentement les fins d’après-midi
Des jours calmes d’hiver comme l’est ce lundi.
Au bord du crépuscule il naît à l’improviste
D’un songe vague et lent, un plaisir ambigu
Où quelques souvenirs au rêve s’entremêlent
Dans la douce torpeur d’un peu de temps perdu.
Chaque instant langoureux qui s’enfuit en appelle
Un autre qui s’en vient, hésitant et jauni,
Et les voilà bientôt une foule timide,
Les uns jeunes encore et d’autres plein de rides
Me tendant mon image en un miroir terni.

                               ***        

Notre saison




Où êtes-vous mon bel Amour,
Vous et puis cet ineffable cour
De rêves enchanteurs et de matins
D’espoirs timides et lointains ?

Et les chemins comme toujours cheminent,
L’un hasard, les autres à l’estime.

Je regarde les crêtes aux traits lourds,
Là-bas, au sommet bleu des monts
D’où les saisons s’en vont,
D’où les saisons accourent,
En espérant en rimes quotidiennes
Que la nôtre revienne
Après avoir connu tant de détours.


Car les chemins comme toujours cheminent,
L’un hasard, les autres à l’estime.


                               ***

jeudi 8 novembre 2018

C'est.




C’est l’odeur de la pluie au jardin de l’enfance
Ou celle d’un orage un beau soir de vacances,
Un toit d’ardoise humide et l’asphalte qui luit,
C’est l’odeur de la terre avec celle du buis.
C’est un matin heureux, un soir plein de promesses,
Mille chemins ouverts mais où rien ne vous presse,
C’est un parfum de nuit, de fumée et de bois
Et les pages sans fin des livres de mon choix.

                               ***