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mercredi 20 août 2025

Ce vent...


 

Il est né quelque part en mer,

A pris terre je ne sais où,

Fougueux, triste, joyeux, amer,

Le vent est toujours aussi fou.

 

Il discourt, déclame, raconte

Des histoires d’un peu partout,

Du vrai, du faux, au bout du compte

On s’aperçoit qu’à tous les coups

Le vent est toujours aussi fou.

 

Depuis le temps que cela dure

On n’en retient pas toujours tout.

Le vent poursuit, il n’en a cure,

Il s’amuse ; que voulez-vous,

Le vent est toujours aussi fou.

 

A certains jours le vent rabâche

Et quelquefois il souffle doux,

Quand il arrive qu’il se fâche

Le monde est sens dessus dessous.

Le vent est toujours aussi fou.

 

Ce jour s’il se lève en colère,

Je la tolère et je l’absous :

A force de courir la terre

Le vent est toujours aussi fou.

 

jeudi 1 août 2019

In memoriam.



(Strasbourg - Place de la République - Printemps 2019.)

Il y avait un très bel arbre
-Plus vieux, beaucoup plus vieux que moi-
Vaste, imposant, un géant et un roi ;
Mais rien n’est gravé dans le marbre :
Il est tombé, cela fait juste un mois.

Un mauvais soir, le grand vent et l’orage,
D’un seul coup l’ont déraciné.
Je reste là, bras ballants, étonné,
Et je revois son splendide feuillage,
Des jonquilles poussaient sous son ombrage…

Je l’ai connu , je n’étais qu’un enfant,
Son tronc d’abord, la couleur de son ombre,
-Car il était vêtu de pourpre sombre-
Sa taille énorme et son port triomphant
M’offraient un rêve et des questions sans nombre.

Puis je l’aimais adulte autant qu’adolescent,
J’allais pour une course au voisinage,
D’un pas plus lent, l’admirant au passage…
Le temps emporte tout, nul n’y consent
Mais c’est ainsi que l’on tourne une page.

                               ***

lundi 20 mars 2017

Vent de Bretagne.





Le vent qui court par la Bretagne
A la violence de lointains
Qu’ignore ma vieille campagne
Que jamais son souffle n’atteint.

Chez moi ce qu’il en reste passe
Pour faire onduler nos épis,
Pour effeuiller les roses lasse,
On ne le voit pas faire pis.

Quand il parle c’est un murmure
Que peut-être un poète entend ;
Là-bas le vent n’a guère cure
Qu’on soit ou non de lui content,

Il va rugir avec les vagues
Que vont fracasser les brisants
Et sa colère gyrovague
Est un redoutable présent

Qui brise des forêts entières
Qui brise la pierre des croix,
Qui se moque bien des prières
Et qui ne connaît que son droit.

                               ***