Blancheur de l’été souverain
Au cours sablonneux de la Loire
Où tant de châteaux font mémoire
D’une loi d’or, d’ambre et d’airain.
L’eau de ce fleuve qui scintille
Remonte quelquefois le temps,
Ma plume d’encre en fait autant.
C’est en manière d’apostille
A la rose du Vendômois
Comme à certaine cheminée.
La Loire, à la mer destinée,
Va paresseuse et sans émoi ;
Avant que l’on arrive à Nantes
Il est Angers et Tours et Blois
Et Orléans de bon aloi,
Des noms dont la mémoire chante,
Me plaît, me séduit et m’enchante ;
Je ne vous dirai pas pourquoi.
Ma plume est comme l’eau si lente
Où les nuages alentis
En arabesques indolentes
Tiennent un semblable parti.
Pourtant les reflets paresseux
Se parent parfois d’étincelles
Et ces vers sont écrits pour celle
Dont semblablement font les yeux.
La Loire est ma longue patience,
Un amour que rien ne déçoit,
Ce serait de l’inconvenance
Que d’ajouter quoi que ce soit.
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