mardi 7 janvier 2020

L'arpenteur.




Le long des quais crépusculaires
Un piéton arpente ses jours.
Il ne semble pas que son tour
D’horizon soit spectaculaire
Si j’en crois la mine qu’il fait…


Lentement les reflets s’éteignent
Sur les canaux, sous les toits règne
Une ombre un peu triste, en effet.


Je ne sais pas quelle amertume
Rumine en marchant ce piéton ;
Le froid s’insinue à tâtons :
C’est un soir d’hiver moins la brume.


Vieilles tours, maisons d’autrefois,
Clartés vagues des lampadaires,
Ce piéton voûté, solitaire,
Qui fuit, ce pourrait être moi

                               ***

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