lundi 5 août 2019

Et nos deux mains...



(Strasbourg - Les Ponts Couverts - Décembre 2015.)

Vous étiez à côté de moi
A l’heure où le soleil décline,
Si lent à caresser les toits,
Et nos deux mains étaient voisines.

L’eau miroitait avec douceur
Sous les murs de la citadelle,
Vous m’avez regardé sans peur,
Je vous ai trouvé plus que belle.

Ce ne fut qu’un moment très court
Émaillé de très beaux sourires,
Un moment rare en un beau jour,
Et quelques mots pour vous l’écrire.

                               ***

samedi 3 août 2019

Un soir au café.




La lumière était douce au-dessus de la table,
La nuit montait dehors et sans doute il pleuvait,
Je sais pour bavarder des lieux plus agréables ,
Puisque vous y étiez celui-là me plaisait.

Il émanait de vous une beauté tranquille,
Des paillettes de rire y brillaient çà et là,
L’heure s’alanguissait aux montres inutiles
Et je vous contemplais songeant à tout cela.

Le silence faisait et défaisait le monde,
Dans ce café du soir sans rien que de banal,
Une image lointaine autant que vagabonde
Dansait auprès de vous -était-ce bien normal ?-

Vous étiez dans ma nuit comme un semis d’étoiles,
Vous étiez un royaume au cœur de l’incertain,
Au navire attendu la promesse des voiles,
Au pèlerin fourbu le terme qu’il atteint.

J’évoque ce moment aux heures de pénombre
Où, comme trop souvent, je vous cherche des yeux
En vain, quand tant et tant de souvenirs m’encombrent
Que même aimé de vous je ne suis plus joyeux.

                               ***

Morose.




Ce papier qui sait mon humeur
Y compatit sans moquerie,
Des mots dont je suis le semeur
Se pourrait-il qu’un seul en rie !?

Aussi, plume, cahier,
Buvard et encrier,
Carnets et compagnie
Je vous en remercie !

Et vous discours et vous paroles,
Vous soliloques, apartés,
Que mon silence au moins désole,
Je sais enfin sur qui compter.

Feuilles, feuillets et pages,
Grands et petits ouvrages,
A tous, sans distinction,
Merci pour votre onction !

Merci à vous, gomme et crayon,
A vous corrections et ratures,
Notes éparses et brouillons
Qui pardonnez à ma nature.

Merci belle chanson
Au refrain de patience
Dont tous les couplets sont
Ce soir ma seule audience !

                               ***